Notre-dame-de-lourde-créateur-francois-partie-01 et 2

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LA LOI UNIVERSELLE

En ce jour de ma visite annoncée, moi l’Éternel, votre Créateur, je m’adresse à vous tous par celui que j’ai appelé au soir du premier monde, pour vous éclairer et vous faire connaître ma volonté dans tous les âges. Par mon fils unique, je vous apporte la lumière et les règles de la vie, afin que la liberté, la justice, la paix et l’ordre soient à jamais la sainte union des peuples sous le Soleil.
Votre existence sera dorénavant accompagnée de mes préceptes et de mes ordonnances qui vous maintiendront éloignés du mal, et vous garderont intègres et libres durant tous vos jours. Aussi, dans vos pays, il n’y aura point de gouvernement ni de puissance au-dessus de la ville sainte, qui sera la plus haute autorité après moi, votre Dieu. La cité de mon royaume, dans laquelle vous vivrez, est la ville sainte qui exercera sa souveraineté sur elle-même, selon les règles que je vous inculque pour garder votre âme vivante et vous mettre à l’abri de tout danger.
Pour rester saint d’esprit et responsable de ses actes, chacun se jugera par ma loi. Il pourra alors veiller à ce que personne ne tente à nouveau de s’asseoir sur mon trône pour imposer sa volonté, car je n’ai donné à aucun homme le droit de régner sur l’ Homme qu’il n’a point créé.

Les douze juges

(1) Les fondements de la cité et le traitement de ses affaires reposeront sur un comité, qui sera aussi un tribunal qui rendra la justice chaque mois. Cet organisme public sera composé en permanence de douze juges. Ces hommes seront tous volontaires, mariés, pères de famille, et exempts de maladie grave. Tous auront plus de cinquante ans. Ils se distingueront par leur sagesse et leur moralité. Ils ne jouiront d’aucun privilège, et n’auront d’autres droits et pouvoirs que ceux que ma loi donne à chacun de vous. Irrépréhensibles, ils seront mes fidèles serviteurs. Pour faire appliquer leurs décisions de justice, qui seront irrévocables, ils demanderont aide aux habitants de la cité. Tous les mois, ils tiendront séance ensemble avec leur épouse à leur côté, mais ne seront que douze voix. Il n’y aura point de juge unique. Telle est ma volonté.

(2) Toi donc qui seras en charge de statuer, tu prendras mon nom. Et tu jugeras par moi en mon nom, et non par toi au nom du peuple. Dans mon temple, tu es le défenseur de la Terre et de tout ce qui vit. Ange de Dieu, tu ne dois jamais faillir dans tes jugements ; car c’est avec mon esprit que tu statueras pour honorer mon nom et accomplir ma volonté.

(3) La vérité ne peut supporter le partage. C’est pourquoi tout jugement devra faire l’unanimité des douze juges. S’il ne peut en être ainsi après trois séances successives, le jugement sera annulé.

La culpabilité et les sanctions

(4) Lorsque sa culpabilité sera flagrante et incontestable, l’accusé sera arrêté et conduit devant ses juges qui décideront de son châtiment en fonction de son âge et de la gravité de sa faute. Mais nul ne doit être montré du doigt, accusé, retenu, jugé ou condamné uniquement sur des présomptions ou de simples convictions. Si toutefois celui qui a commis une faute irrémissible échappe au jugement de ses frères, il sera châtié au double par moi, l’Éternel.

(5) Seul moi, ton Dieu, qui t’ai créé à mon image, je décide des punitions que le tribunal de la cité infligera au pécheur. Voici : selon la gravité de son crime, le malfaiteur sera jeté hors de la cité pour un temps ou pour toujours, ou humilié publiquement, ou sévèrement corrigé sans être mutilé, ou encore puni de mort. Il n’y aura point d’autres châtiments. Chaque tribunal décidera des manières d’appliquer ces sanctions. Mais celui qui se sera condamné à mort, devra quitter le monde loin des regards et hors du territoire de la communauté.

(6) L’emprisonnement ne doit en aucun cas faire partie des punitions infligées au pécheur car, privé de sa liberté, celui-ci perd progressivement ses facultés et la possibilité de son rachat. La détention doit seulement permettre de retenir le coupable avéré, pour le juger et le châtier. Et lorsqu’elle s’imposera, l’accusé sera entravé et retenu de force à son domicile ou ailleurs au milieu des siens.

Les mœurs

(7) Voici les instructions de l’Éternel, ton Dieu, sur tes comportements habituels :
Tu n’auras point d’autre Dieu devant ma face, ni d’autre loi que ma loi.
Tu ne feras point de figures, de figurines, de sculptures quelconques ou de statues représentant des personnages dans lesquels tu te confies et devant lesquels tu te prosternes ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux.
Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.
Tu accorderas à l’homme et à la femme les mêmes droits.
Tu n’établiras point de hiérarchie.
Tu honoreras ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne.
Tu ne tueras point.
Tu ne commettras point d’adultère.
Tu ne convoiteras point ce qui appartient à autrui.
Tu ne déroberas point.
Tu n’opprimeras point tes semblables.
Tu ne seras point médisant.
Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.
Tu ne t’abstiendras point de dire la vérité en toutes circonstances.
Tu n’oeuvreras point dans l’ombre, à l’abri des regards.
Tu veilleras à ne mettre personne en danger.
Tu interviendras auprès de tout être en difficulté.
Tu vivras à l’heure solaire, et tu commenceras l’année nouvelle au solstice d’hiver.
Mets en pratique mes anciens commandements et ceux que je prescris aujourd’hui à mon fils pour qu’il assoie mon royaume. Car, dès ce jour et pour toujours, c’est moi seul l’Éternel, ton Dieu, qui règne sur la Terre comme je règne au ciel.

Les pratiques interdites

(8) Désormais, vous connaissez votre devenir et celui du monde. Aussi, vous sortirez promptement de votre cité quiconque s’aventurera à prédire l’avenir, ou prétendra communiquer avec les morts.

(9) Ma Terre devant rester mon sanctuaire et celui de mes enfants bien-aimés, vous chasserez également ceux qui s’adonneront à des rites, comme les cérémonies, les pèlerinages, les processions, les célébrations commémoratives, les incantations, et les prières collectives.

(10) Dans mon royaume, vous repousserez vivement tous ceux qui tenteront de régner sur vous, au besoin vous les exterminerez. Vous agirez pareillement envers ceux qui auront l’audace d’établir une chaîne de subordinations, ou qui essayeront de former une secte, une force armée, une domination, une caste.

(11) Pour que vous viviez en paix et que le monde ne connaisse plus l’horreur, moi, le créateur du ciel et de la Terre, je vous demande d’abolir à jamais toute valeur en argent et de n’utiliser aucune forme de monnaie.

Les comportements sociaux

(12) Qu’ils soient hommes ou bêtes, tous les êtres doivent rester dans leur absolue liberté, sans aucune condition préalable venant de toi.

(13) N’ayant à conquérir que la connaissance de la vérité, tu seras souverain uniquement dans ton pays, qui est le pays originel du peuple duquel tu descends.

(14) Ta race, ton âge ou tes aptitudes ne te rendent nullement supérieur aux autres êtres humains. Si tu t’estimes au-dessus d’eux, je te punirai pour ton orgueil excessif. Tu mettras ton habileté et tes connaissances au service de tes semblables, sans rien leur demander en échange. Alors, je te gratifierai au double de ce que tu auras donné.

(15) Rendre la justice, secourir, soigner, aider, enseigner et prendre part aux activités collectives, sont des actes honorifiques ne pouvant être rétribués.

(16) Tu vivras fraternellement avec tes semblables, en ayant soin de ne gêner personne. C’est là ta ligne de conduite de laquelle tu ne dois jamais t’écarter. Avant de faire une oeuvre conséquente, médite sur mes préceptes, et consulte tes frères pour leur demander des conseils ou leur assentiment.

La protection des personnes

(17) Quel que soit son âge ou son état de santé, tout individu qui sera coupable de la mort d’un ou de plusieurs êtres humains innocents, ou qui tentera de les tuer, ou qui participera à un meurtre, sera puni de mort par le tribunal.

(18) Quiconque blessera ou tuera un malfaiteur en train de commettre un forfait ne sera nullement tenu pour coupable. Mais si quelqu’un commet un homicide involontaire sur un innocent par manque de précaution, il devra abandonner ses biens et quitter sa ville pour toujours.

(19) Ceux qui commanderont, produiront, détiendront des armes ou autres machines de guerre, ou en feront usage, seront condamnés à la peine de mort et exécutés aussitôt. Car tuer l’homme ou se préparer à le tuer, c’est lever la main contre moi, l’Éternel, ton Dieu.

(20) Seront pareillement éliminés ceux qui feront volontairement souffrir des êtres humains innocents, en les retenant prisonniers, en les forçant à faire ce qu’ils ne veulent pas, en les privant d’eau et de nourriture, en leur faisant subir des supplices, des offenses ou des sévices, en modifiant leur esprit, en les terrorisant ou en les séparant de force de leur famille. Cette sentence ne s’éteindra point dans le temps.

(21) Toute personne qui maltraitera son conjoint, ses enfants, ses parents ou un animal devra être réprimée. Si on ne peut parvenir à la ramener à la raison, le tribunal la punira sévèrement.

(22) Pour que vos enfants gardent visage humain et ne deviennent la honte du ciel, vous priverez de leurs biens et expulserez vigoureusement de vos cités les homosexuels et tous ceux qui s’accouplent en groupe. Et vous punirez de mort toute personne qui fornique avec des bêtes, ainsi que les pédophiles, les incestueux et les violeurs.

(23) Même adolescent, le voleur ou le destructeur restituera au double la valeur de ce qu’il aura dérobé ou détruit. Si après cette sanction, il persiste à commettre des méfaits, il sera extrait du monde. Ainsi, vous empêcherez le développement du mal qui doit constamment être maintenu enseveli sous vos pieds.

(24) Tout dommage causé à autrui devra être réparé par son auteur. Mais s’il s’avère que le préjudice est commis par volonté de nuire, l’auteur du délit sera privé de ses biens et expulsé définitivement de la cité, ainsi que toute personne ayant éventuellement contribué au méfait. Cette sanction s’appliquera aussi à ceux qui persisteront à créer consciemment une nuisance quelconque.

(25) L’incendiaire volontaire des biens d’autrui ou des forêts est indigne de mon sanctuaire. Il sera puni de mort.

La protection de la vie

(26) Moi l’Éternel, ton Créateur, je te défends formellement de pratiquer la greffe d’organes ou d’autres parties du corps qui font l’objet de rejets. Préserve l’intégrité de tout être vivant.

(27) Une quelconque transformation de la nature par l’homme altère l’ordre originel et la vie de tous. Tu t’abstiendras alors formellement de modifier la nature des organismes vivants, sinon tu seras puni de mort et exécuté.

(28) Toute créature doit être conçue et venir au monde selon les règles de la nature. Tu pourras toutefois interrompre la vie d’un être à sa naissance, s’il est atteint de graves malformations.

(29) Quiconque aura des difficultés pour subvenir à ses besoins sera aidé par sa famille ou par la cité, car nul ne doit souffrir d’indigence et de pauvreté. Mais, pour ne point l’amoindrir, tu n’assisteras point préventivement une personne valide.

(30) Lorsque tu procéderas à des soins, tu élimineras aussi la cause de la maladie qui est souvent due à l’ignorance et aux activités humaines. Vis en harmonie avec la nature selon les règles de justice que je t’inculque, et ta descendance deviendra progressivement invulnérable à la maladie.

(31) De ta propre initiative, tu n’interrompras point la vie d’une personne condamnée qui meurt lentement, sauf si c’est moi, ton Dieu, qui te le demande en ton coeur et te pousse à le faire.

(32) La personne âgée ou l’enfant handicapé sera pris en charge par sa famille, et ne sera pas remis en d’autres mains ni en d’autres lieux.

(33) Tu ne feras pas avorter la femme qui s’y refuse et qui n’est point victime d’un viol ou d’un inceste. Tu te conformeras à ses désirs d’enfantement.

(34) Tous les êtres de ma création sont utiles. C’est pourquoi, tu ne feras rien qui puisse faire disparaître de la Terre une espèce quelconque.

La protection des peuples et des races

(35) Dans mon royaume où vous serez libres, je ne veux point de nations ni de frontières artificielles. Il ne s’y trouvera que des peuples souverains, parlant leur propre langue, et séparés les uns des autres par des limites naturelles.

(36) L’union des peuples se fera d’elle-même par la connaissance. Aussi, pour que l’ordre subsiste et maintienne la fraternité entre tous les hommes, chacun d’eux demeurera uniquement dans le pays de ses origines.

(37) Tout individu qui abandonnera sa famille et son peuple, pour s’établir dans un pays où les habitants sont d’une autre race que la sienne, sera considéré comme un lâche. Il sera refoulé par toutes les communautés du royaume.

(38) Afin qu’elle soit intègre, ta cité ne sera nullement constituée d’hommes et de femmes de races différentes. Toute personne est une partie intégrante et intime de son peuple qu’elle ne doit point abandonner.

(39) Dans un autre pays que celui qui est à l’origine de ton peuple, tu seras toujours un étranger, un visiteur pouvant y séjourner, mais sans y établir ta demeure ni procréer.

(40) Tu ne prendras pas ton conjoint dans une couleur d’homme autre que la tienne, car le sang-mêlé uniformise et affaiblit l’humanité. Ton véritable conjoint se trouve parmi ceux qui te ressemblent, demande-le-moi et je te le donnerai.

(41) Ailleurs que dans son pays, tout individu est un étranger qui a besoin d’assistance. Soit donc charitable et bienveillant envers l’étranger qui t’honorera de sa présence.

(42) Le désir de connaître le monde te poussera toujours à visiter d’autres pays. Toutefois, ne cherche pas à voyager constamment, car le voyage est une récompense qui doit garder toute sa valeur.

(43) Chacun parlera sa propre langue et ne fera point un usage courant de la langue d’autrui, car la langue d’un peuple est l’esprit de ce peuple qui ne doit point être troublé par un esprit étranger.

La protection du jardin

(44) Tu ne changeras point le relief, les rivages et les sites de la Terre. Et tu laisseras couler les eaux librement. Même si elles inondent, tu n’en changeras pas le cours ni ne leur feras de barrages. Tu utiliseras l’eau pour tes besoins, mais sans en priver ceux qui vivent en aval, ni assécher les lieux où elle se trouve.

(45) Pour que tout reste pur et que ta santé ne soit affectée, tu n’utiliseras que des produits naturels pour traiter tes cultures ou enrichir tes champs. Tu seras alors dans l’abondance, car la maladie s’en ira loin de toi.

(46) La forêt doit rester sauvage et se développer librement. C’est pourquoi, tu ne la cultiveras, ne la débroussailleras, ne la réduiras, ni ne l’agrandiras. Néanmoins, tu pourras prélever en elle ce dont tu auras besoin.

(47) Vous n’occuperez point toute la surface de vos pays, afin que les bêtes, les forêts et les lieux humides demeurent dans tous les âges. Chaque ville devra être éloignée le plus possible d’une autre ville.

(48) Pour vos besoins, vous pourrez prendre ce qui se trouve sur la surface ou sous la surface de la terre, en veillant toutefois à n’extraire que ce qui se dégrade rapidement sans occasionner de pollution. Prenez garde à vos travaux, qui ne doivent en rien changer les conditions de vie naturelles des êtres vivants.

(49) Ici, dans mon sanctuaire, chaque maison détruira elle-même ses déchets et enfouira ses eaux sales. Mais vous ne collecterez point les ordures de la cité pour les déposer dans un même lieu, ni les eaux sales pour les déverser ensemble dans les eaux propres qui courent ou qui dorment.

(50) Où que ce soit, il ne doit y avoir aucune souillure ni pollution, car l’enfant doit toujours naître dans un jardin pur, pour que l’homme reste pur dans tous les âges. Quiconque polluera la terre, l’eau et l’air sera fortement châtié. S’il persiste à nuire, il sera exécuté.

(51) Chaque région est précieuse et doit garder son originalité. Alors tu ne feras point de voies de bitume, de ciment ou de fer qui défigurent les sites, empêchent l’écoulement des eaux, démembrent et dévastent les campagnes. Tu n’en feras point car, modifier la nature, c’est affecter tous les vivants.

(52) Tu entoureras tes champs d’une haie. Et pour ne point profaner la terre, tu ne la cultiveras qu’avec la force animale ou celle de tes bras. Tu n’utiliseras par ailleurs que les forces naturelles qui sont largement suffisantes pour tes besoins.

(53) Les bêtes et les sites devront tous rester sauvages, tels qu’ils étaient aux commencements. Ainsi, le jardin terrestre demeurera éternellement et ta postérité sera saine et heureuse.

La protection des animaux

(54) Écoute-moi, mon peuple ! Tu élèveras les animaux sans changer leur genre et leur nature. Tu ne leur donneras point de nourritures qui leur sont étrangères, ni ne les obligeras à manger. Et tu t’abstiendras de faire des expériences médicales sur eux, ou de les élever en les tenant constamment enfermés.

(55) Les plantes et les bêtes dont tu te nourriras devront exister aussi à l’état sauvage. Si l’une de leurs espèces ne peut plus se maintenir dans la nature et tend à disparaître, tu n’en garderas pas des spécimens pour les cultiver ou les élever ; car il s’agirait d’êtres dégénérés pouvant affecter gravement ta santé.

(56) Pour que l’équilibre du monde se fasse, tu laisseras les animaux de toutes espèces se multiplier librement, même si leur nombre t’apparaît élevé. Tu ne te mêleras point de leur vie, et tu ne réduiras point leur nombre.

(57) Toutes les créatures animales sont indispensables au monde et ont, comme toi, le droit de vivre sur la Terre. Aussi, pour rééquilibrer la nature, tu réintroduiras dans ton pays les espèces de bêtes qui s’y trouvaient à l’origine et qui demeurent encore dans le monde. Alors, je te ferai vivre à l’ombre de ma main.

(58) Pour ne pas t’assombrir et être juste, tu admettras volontiers qu’une petite partie de ce que tu cultives ou élèves soit mangée par les bêtes des champs.

(59) Lorsque les animaux auront retrouvé leur multitude, tu pourras chasser et pêcher avec modération pour nourrir ta famille. Et tu veilleras à ne pas tuer ceux que la loi de Moïse protège.

(60) Tu mangeras seulement l’animal que toi ou un membre de ta famille aura abattu, car l’Éternel n’agrée ce sacrifice que par la peine éprouvée en lui ôtant la vie. Tu rachèteras ainsi la vie d’un être innocent par ta peine. Sinon ne le mange pas, de peur que moi, ton Dieu, je ne te maudisse.

(61) Tu ne captureras point les bêtes avec des pièges pouvant les maintenir dans la souffrance. Et, pour les chasser, seules les armes utilisant la force humaine sont admises par moi, l’Éternel. Toute arme d’une autre nature sera bannie de mon royaume où elle ne peut être tolérée.

(62) Tu ne braveras point les animaux par jeux. Et tu ne les feras point se battre entre eux, ni ne les dresseras pour qu’ils attaquent l’homme.

La cité et ses activités

(63) La ville sainte du royaume est aussi ton église au sein de laquelle il n’y aura point d’autres directives que celles données par ma loi. Tu veilleras alors à ce qu’il ne s’y établisse point de hiérarchies, de réglementations, de dominations, d’obédiences, de subordinations, de dépendances, ni de prélèvements obligatoires.

(64) Toute famille de la tribu disposera d’une surface de terre qu’elle cultivera pour subvenir à ses besoins. Sois donc bienveillant et équitable avec tes semblables lors de la répartition des sols et des espaces.

(65) Pour qu’il n’y ait point de calamités, tu bâtiras ta cité loin des endroits dangereux, comme le sont les alentours des volcans, les lieux qui s’inondent ou s’ensevelissent, ainsi que les régions où le sol tremble ou peut glisser.

(66) Ta cité, que tu bâtiras dans des lieux non arides, devra se mêler discrètement à la nature. Et pour qu’elle reste dans les mesures humaines, sa taille devra toujours permettre d’en sortir en marchant peu de temps.

(67) Le nombre d’habitants de la ville sainte ne devra jamais dépasser les ressources du territoire nourricier au milieu duquel elle sera bâtie. Lorsqu’elle sera formée et rendue viable en toute indépendance, plus de demeures ni d’édifices ne seront construits.

(68) Tu n’imagineras et ne réaliseras aucune oeuvre éternelle. Et pour que tes enfants restent en contact avec d’autres enfants, tu ne feras pas ta maison isolée de la cité, tu la dresseras avec celles des autres.

(69) Vous ne bâtirez point maison sur maison pour habiter famille sur famille. Vous habiterez côte à côte seulement, et avec des maisons entourées de terre et suffisamment espacées les unes des autres. Chacun bâtira sa demeure selon sa conception personnelle et l’habitera, mais nul ne bâtira une maison pour qu’un autre l’habite.

(70) Tu ne construiras point de palais, de temples, de lieux du culte, d’édifices symboliques, ni quoi que ce soit de grandiose ; car ce sont les oeuvres de ceux qui sont déficients en esprit et enflés de vanité.

(71) Animée par le Saint-Esprit, ta cité sera une communauté composée de familles indépendantes, solidaires et fraternelles. C’est pourquoi, pour veiller au bien-être de tous, tu seras constamment à l’écoute des habitants.

(72) Pour te mettre à l’abri de maladies graves, tu te nourriras exclusivement de tes produits ou de ceux de ta cité. Et par la gratuité de toute chose, qui laisse libre cours à l’abondance, tu ne manqueras jamais de rien.

(73) Afin que les plantes, les bêtes et les hommes ne soient dérangés, tu n’éclaireras pas ta cité la nuit comme en plein jour. Et tu ne feras point de vacarme, de jour comme de nuit, sinon tu seras expulsé.

(74) Pour que les êtres vivants soient toujours sereins et protégés, moi l’Éternel, ton Dieu, je te demande de ne jamais employer l’atome, ni tout autre matière explosive ou toxique. Quiconque se détournera de ce commandement sera puni de mort par le tribunal.

(75) Toute mise en oeuvre de matières premières, pouvant occasionner quelques nuisances ou autres dangers, devra obligatoirement s’effectuer à l’extérieur du territoire de la cité.

(76) Tu ne construiras point de véhicules ou autres engins utilisant la combustion pour se mouvoir, car tu serais contraint de leur sacrifier la Terre entière. Néanmoins, tu pourras pratiquer toute industrie qui n’a pas de conséquences malheureuses sur les êtres vivants.

(77) Ton plus grand ennemi étant l’inutile, tu ne produiras que ce qui est indispensable à ta vie et à celle de tes proches. Quoi que tu fasses, tu ne peux augmenter le nombre de tes jours, mais seulement les réduire si tu me désobéis ; car c’est moi l’Éternel, ton Dieu, qui t’anime de mon souffle.

(78) Pour que chaque chose varie d’une autre et enrichisse la diversité, tu ne créeras aucune mode, ni ne feras de maisons, de vêtements, d’objets ou quoi que ce soit d’uniforme. Homme ou femme, chacun se vêtira comme il l’entendra dans mon royaume, et fera ce qu’il lui plaira en fonction de la loi.

(79) Lorsque vous vous mesurerez les uns les autres par des jeux, vous ferez attention à ne pas y laisser votre âme car, lorsqu’on est vainqueur, on n’est pas forcément glorieux.

La famille

(80) L’union de l’homme et de la femme sera libre. Et je la bénirai lorsque Eve perdra manifestement sa virginité ; cela étant le seul acte solennel par lequel vous serez mariés devant moi, l’Éternel, votre Dieu.

(81) La famille est la force de l’homme. C’est pourquoi, tu laisseras les enfants en âge de fonder une famille, libres de choisir eux-mêmes leur conjoint, sans contrarier leur projet. Tu veilleras seulement à ce qu’ils ne prennent pour époux ou épouse quelqu’un de leur parenté, ou une personne atteinte d’une grave maladie incurable et transmissible.

(82) Adam et Eve, je vous ai créés forme et empreinte pour que vous puissiez vous épouser et que vos enfants naissent de votre amour. Mais votre sentiment d’attirance réciproque ne peut résister aux tempêtes soulevées par l’infidélité. Soyez donc fidèles comme le Soleil et la Terre le sont l’un envers l’autre, car je punirai l’adultère par la solitude et des jours sans joie, pouvant entraîner la mort du pécheur.

(83) Adam, tu montreras la voie droite aux membres de ta famille, pour que chacun sache où se trouvent les limites qu’il ne doit point dépasser.

(84) Eve, tes menstruations sont pour purifier ton sein à des fins d’enfantements, et ta virginité est ton honneur. Reste donc vierge jusqu’à ce que tu fondes une famille, sinon tu altéreras ta réputation et tes jours seront malheureux.

(85) Pour créer une famille ou pour d’autres raisons, vous pourrez habiter la cité de votre choix. En raison de quoi, tout nouvel arrivant ne sera nullement considéré comme étranger.

(86) En cas de divorce, vous veillerez à ce que vos enfants ou votre conjoint n’en soient des victimes innocentes ; sinon je ne le supporterai pas.

(87) Tu ne t’éloigneras point de ton père et de ta mère lorsqu’ils seront âgés, de peur que moi, ton Dieu, je te rejette. Et tu laisseras tes enfants dans leurs mains, car ils sont la mémoire du vécu et les fondations de ta tribu. Et quand les portes de leurs sens se refermeront, tu comprendras leurs défaillances et tu feras preuve de beaucoup d’indulgence à leur égard. La tendresse, l’affection, et les soins que tu leur dispenseras, ne seront jamais de trop.

L'éducation

(88) Vous veillerez à ce qu’il y ait toujours parmi vous quelqu’un qui s’élève bien haut, jusqu’à mon autel, pour enseigner la vérité à ceux qui ne la comprennent pas d’eux-mêmes. Car c’est ainsi qu’agirent les prophètes à l’égard du monde, et auxquels vous devez votre salut.

(89) Quels que soient l’apparence, l’âge, l’attitude ou la notoriété de la personne avec laquelle tu converseras, tu t’adresseras à elle comme tu le fais avec ton frère ou ta soeur. Et tu t’adresseras à moi, ton Dieu, pareillement, comme un enfant parle à son propre père.

(90) Tu circonciras le coeur de ton enfant dès qu’il sera en âge de discerner le bien et le mal. Tu feras attention toutefois de ne pas le forcer à comprendre ou à faire ce qui n’est pas encore à sa portée.

(91) Les enfants apprendront l’ensemble des règles du bon usage parlé et écrit de leur langue. Après quoi, ils pourront poursuivre d’eux-mêmes leur ascension et choisir leur chemin par-devant moi, l’Éternel.

(92) Pour protéger les valeurs de l’existence, tu enseigneras également le respect, la politesse et les bonnes manières à tes enfants. Tu auras alors soin de les tenir éloignés du blasphème qui choque les consciences, ainsi que de l’impudicité, de la grossièreté et de toutes choses obscènes qui blessent la pudeur.

(93) Pour que chacun garde son intégrité et ne s’éloigne du bon sens, vous ne formerez point des gens de tête d’un côté et des gens de mains de l’autre. Vous veillerez au contraire à développer toutes les facultés d’un enfant.

La jouissance des biens et de la liberté

(94) La Terre est la mère des vivants que l’on ne doit point s’accaparer ni vendre. En raison de quoi, toute parcelle de terre appartiendra à celui qui la travaillera ou l’habitera. Tu pourras ainsi poursuivre l’oeuvre de tes prédécesseurs. Mais tu n’auras en propre que ce que tu cultives, élèves, ou bâtis avec tes mains.

(95) La maison familiale, les cultures et le bétail, sont l’héritage naturel des enfants. Mais quiconque quittera la cité pour s’établir ailleurs perdra cet héritage. Et la maison non habitée et le champ non cultivé seront mis à la disposition de ceux qui en auront besoin.

(96) Moi l’Éternel, ton Dieu, je ne veux ni n’agrée aucun sacrifice de ta part à mon égard, car j’ai cela en aversion. Tu t’abstiendras alors de te priver des bonnes choses, ou de t’isoler, ou de te meurtrir, ou de te sacrifier pour attirer mes regards, ou encore de tuer des êtres pour me les offrir, sinon je te maudirais.

(97) Tu vivras paisiblement, sans te préoccuper des jours lointains. Tu profiteras au contraire du jour dans lequel tu te trouveras, car c’est moi, ton Créateur, qui prévois tes lendemains selon ma science dans laquelle tu n’as pas à intervenir.

La récompense

(98) Dans mon sanctuaire, vos morts ne seront pas morts, car je garderai leur âme pour la vie éternelle. Aussi, vous conduirez discrètement leur corps à leur dernière demeure, sans faire de spectacle ni de cérémonie.

(99) L’homme, ma créature bien-aimée, le plus grand commandement que je te donne, c’est de circoncire ton coeur, pour que tu puisses garder l’esprit de ta jeunesse et aimer mes oeuvres telles que je les ai créées. Par l’amour que tu me témoigneras et par les saintes écritures de ton âme, je jure par moi-même de te faire vivre et revivre aussi longtemps que tu le mériteras ; car, en t’élevant et en t’approchant de moi, tu deviens éternel mon enfant.



26/05/2012
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