Notre-dame-de-lourde-créateur-francois-partie-01 et 2

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Vous, Dieu et l'Argent

Dieu ou l’argent ? “Pourquoi poser la question ? C’est l’évidence même !” diront certains, “Dieu d’abord ! L’argent ensuite !” Pas si sûr pour bon nombre de personnes qui se prétendent chrétiennes.

Le but de cet article est de vous aider à mieux connaître l’idée que Dieu se fait de l’argent. De vous permettre de découvrir les rapports qui devraient exister entre Dieu, l’homme et l’argent.

L’argent comme moyen divin

Dieu est l’Editeur de la Bible. A ce titre, Il a choisi de parler d’argent, et d’en parler beaucoup ! Pourquoi ? Dans le contexte biblique, les mots tels que “Mammon”, “dîmes”, “aumônes”, “offrandes”, “collectes”, “banquiers”, “intérêts”, “prospérité”, “générosité”, “pauvreté” et “avarice” révèlent la pensée de Dieu. Pour Dieu, ces termes ont une implication spirituelle et morale dont le croyant doit tenir compte, s’il veut Lui être agréable.

Car, à première vue, il semble que le sujet, si important soit-il, ne méritait pas que Dieu lui consacrât autant de versets. Probablement que de nos jours, plusieurs maisons d’édition refuseraient de publier intégralement les paroles du Christ au sujet de l’argent. “Shocking !” diraient les uns. “Scandaleux !” diraient les autres. “Trop capitaliste !” s’insurgeraient les marxistes qui maudissent l’argent mais qui souvent s’en accommodent tout à leur aise, selon les tournants de l’Histoire.

Pourtant, il ne faut pas s’étonner si Dieu consacre à cette question, on ne peut plus terre à terre, deux fois plus de versets qu’à la foi et à la prière réunies. Jésus parle beaucoup plus d’argent qu’Il ne parle du ciel ou de l’enfer. Etonnant ! C’est que, à n’en pas douter, les finances intéressent Dieu. Epargne, intérêts, capitalisation, investissements et usure L’intéressent, au point même qu’Il en fait dépendre, en partie, la vie éternelle. Doublement étonnant ! Nous voyons que Dieu parle d’argent. Même beaucoup ! Pourquoi ? Parce que ce qu’Il cherche à savoir d’abord, ce n’est pas tant l’argent que le regard que l’homme porte sur Son argent et sur Son or, car toutes choses Lui appartiennent. “L’argent et l’or m’appartiennent” (Aggée 2 : 8).

Ce que Dieu veut savoir avant tout, c’est si l’homme choisira entre le vrai Dieu et Mammon. Pour Dieu, la manière dont l’homme considère la richesse et les façons dont il l’accumule et en dispose sont d’une importance capitale. Il ne faut donc pas s’étonner si quinze pour cent des paroles de Jésus ont trait à la richesse, sous une forme ou sous une autre.

Pour le chrétien, souvent, le problème se pose ainsi : “Dois-je me priver des possessions matérielles pour faire la volonté de Dieu sur terre ou, puis-je user et jouir des richesses de ce monde pendant la durée d’une vie mortelle, tout en servant Dieu, et en utilisant de manière légitime des biens terrestres ? Puis-je servir Dieu en utilisant l’argent ?”. Voilà la question.

L’autre question qui cherche réponse est la suivante : “Si oui, comment faire ?” Dieu qui a créé toutes choses a aussi créé l’argent. Le Christ a eu besoin d’argent au cours de Son ministère terrestre (Luc 8 : 3). L’argent Lui fut donc utile. Plus encore, à la fin de Sa vie sur terre, le Fils de Dieu fut vendu pour une certaine somme d’argent par Judas, et le Christ, en qui et pour qui l’argent et tout l’univers furent créés (Colossiens 1 : 15-17) s’est vu évalué à la dérisoire somme de trente pièces d’argent (“shekels”, du verbe “shakal” signifiant “peser”), soit le prix d’un esclave à l’époque (Exode 21 : 32); soit l’équivalent de quelques euros. Cette somme peut être comparée au montant que le patriarche Abraham versa à Ephron (400 pièces d’argent) pour un terrain à Macpéla, afin qu’il pût y inhumer Sara, son épouse. Cette transaction entre ces deux hommes se chiffrerait aujourd’hui à environ 300 euros.

Le marché conclu entre Judas et les sacrificateurs démontre que l’argent a bel et bien contribué aux événements de la passion qui conduisirent au salut du monde. Les chefs versèrent à Judas le prix qu’aurait valu un “faux Messie” parce qu’ils ignoraient Sa valeur réelle, celle d’un vrai. Jésus était le vrai Dieu venu dans la chair des hommes et ceux-ci ne L’ont pas reconnu. Et par conséquent, ils ne reconnurent point Sa valeur. Aux yeux de ceux qui méconnaissent Dieu aujourd’hui, il en est toujours ainsi. Rien n’a véritablement changé.

Dieu et l’argent ont une vie commune pourrait-on dire. Etant spirituel, Dieu n’a aucun besoin d’argent personnellement. Il met l’argent à la disposition des hommes. Ainsi, Il leur fait du bien ; en revanche, en agissant de cette façon, Il permet à leurs cœurs de se révéler pour les placer face à leurs motivations secrètes. Difficile de prétendre aimer Dieu si l’on place l’argent au premier rang de ses amours. Evidemment, Dieu connaît les cœurs sans avoir à recourir à une quelconque tactique “humaine” ; mais les hommes eux, ont besoin qu’on les confronte au miroir de leur propre conscience.

Choisir entre deux amours

Le Christ nous surprend. C’est normal, Ses pensées ne sont pas toujours identiques aux nôtres. Dans Son enseignement, Il donne très peu de marge aux chrétiens. Dans Matthieu 6 verset 24, Il déclare : “Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon”. Il est ici question d’amour. Il est question de faire un choix entre deux valeurs, l’une céleste, divine et éternelle, et l’autre, terrestre, humaine et passagère. Soit l’homme aime Dieu, soit il aime Mammon (mot araméen signifiant et personnifiant les richesses de ce monde dont l’homme se fait l’esclave). Il y a un choix à faire. Notons que dans ce passage, le Christ ne condamne pas la richesse matérielle. Il exhorte les hommes à ne pas servir l’argent et à ne pas se faire les esclaves des biens physiques. Se servir de l’argent et servir l’argent comme on sert un dieu, sont deux choses tout à fait différentes. Se pourrait-il que Jésus nous demande ici de mettre l’argent au service de Dieu et d’en faire l’esclave de Dieu ?

L’apôtre Paul précise au jeune évangéliste Timothée que “l’amour de l’argent est une racine de tous les maux” (I Timothée 6 : 10) ; Paul met ici l’accent sur l’amour de l’argent et l’attachement à l’argent, et non sur l’argent en tant qu’argent qui ne devrait être qu’une commodité de la vie courante. La richesse en elle-même est moralement neutre ; ni bonne ni mauvaise, puisqu’elle n’a aucune conscience, ni aucune liberté de choix. L’argent n’est pas une vertu, ni une entité morale. Chose physique, l’argent de lui-même ne peut faire ni le bien, ni le mal. En revanche, les hommes, qui eux ont une conscience, peuvent utiliser l’argent à des fins honorables ou à des fins perfides. Ainsi, il revient à l’homme de donner à l’argent ses lettres de noblesse en l’utilisant à de nobles causes. Il faut de la vertu pour utiliser l’argent comme il se doit, c’est-à-dire demeurer droit en toutes circonstances où l’argent devient un enjeu. L’expérience nous enseigne qu’entre la vente et l’achat, il y a place pour l’envie, l’orgueil, le mensonge et la tromperie.

L’amour de l’argent provoque dans le cœur de l’homme un désir immodéré de toujours accumuler fiévreusement des biens et de s’enrichir sous peine d’être perdant à la fin de cette course effrénée contre le temps. “Le temps”, dit-on, “c’est de l’argent !” Pour l’avare et le cupide, le temps ne sert qu’à faire de l’argent, et perdre son temps, c’est perdre de l’argent. Ils oublient le rappel biblique que : “…nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter ; si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. Mais ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition” (I Timothée 6 : 7-9).

Argent et responsabilité

L’argent est une puissance qui donne des pouvoirs à celui qui le possède. Posséder une telle puissance exige de la maîtrise de soi, afin d’en faire usage selon la volonté de Dieu. Cela ne veut pas dire pour autant que tous les riches possèdent cette vertu. D’autres qualités moins louables permettent aux hommes dans ce monde de demeurer riches jusqu’à leur mort. N’était-ce pas l’un des problèmes que les psalmistes David et Asaph eurent à résoudre en leur conscience lorsqu’ils découvrirent que les méchants prospéraient tout en transgressant les lois de Dieu (Psaumes 37 et 73) ? Tous deux comprirent qu’en faisant le choix de ne pas se laisser maîtriser par l’amour de l’argent, l’homme demeure libre pour mieux servir Dieu et son prochain.

Dans l’évangile selon Luc, Jésus nous donne un double exemple qui illustre différentes attitudes humaines face à l’argent. Dans le premier cas, nous voyons Jésus louer une pauvre veuve qui prend de son nécessaire et qui l’offre pour l’entretien du temple. Jésus agrée la décision prise par la vieille dame. Surprenant ! Aujourd’hui, face à une telle situation, plusieurs suggèreraient plutôt à la très pauvre et très généreuse donatrice de s’abstenir de donner ; si elle se laissait guider par la sagesse de ce siècle, elle ne donnerait rien du tout. Certains même, peut-être, la féliciteraient de ne rien donner, et de surcroît loueraient sa prudence et son intelligence.

Pourquoi ces attitudes modernes s’opposent-elles à la vision du Christ ? Manque de foi ? Moralité matérialiste ? Peur de l’insécurité ? Qu’importe ! “Le point”, dirait-on, “c’est que l’exemple de cette veuve ne colle plus à la réalité d’aujourd’hui”. Conclusion : “ne suivons surtout pas son exemple”. “Conclusion fausse !” dirait le Christ. Car, même si les temps et les circonstances peuvent changer, il n’empêche que le principe de générosité demeure. La générosité du cœur trouve toujours un moyen, si petit soit-il, de prendre une partie de ce qui nous appartient pour le donner aux autres. Dieu ne dit-Il pas dans les Ecritures : “Honore l’Eternel avec tes biens, et avec les prémices de tout ton revenu : Alors tes greniers seront remplis d’abondance, et tes cuves regorgeront de moût” (Proverbes 3 : 9-10) ?

Le second exemple que Luc, auteur du livre des Actes des Apôtres, nous présente, concerne un couple marié qui possédait des biens et qui avait décidé d’un commun accord d’en faire don à l’Eglise, mais en en gardant une partie pour eux, tout en laissant croire qu’ils avaient tout donné. Leur cœur s’est révélé fourbe lorsque Pierre, par l’Esprit-Saint, les confronta à leur conscience et à leurs dires. Ananias et Saphira avaient retenu une partie du bien qu’ils avaient prétendu donner en entier à l’Eglise. Nous connaissons la suite de cette tragique histoire (Actes 5 : 1-11). La leçon qu’il nous faut retenir consiste à prendre conscience que la générosité chez certaines personnes n’est que partielle, et parfois empreinte d’hypocrisie, tant l’emprise de l’argent est puissante et habile à manipuler le cœur des hommes, fussent-ils chrétiens.

Loi de Moïse, loi du Christ

Les sacrificateurs et les Lévites de l’Ancienne Alliance percevaient la dîme sur le peuple d’Israël  La tribu de Lévi fut choisie pour faire le service dans le temple et pour cette raison elle ne possédait pas de richesses immobilières dans le pays de Canaan. Cette tribu vivait grâce aux dîmes et aux offrandes que lui versaient les autres tribus composant la nation d’Israël. Ce système fiscal était propre à la nation d’Israël, et jamais dans toute l’histoire des hommes un tel système ne fut établi dans d’autres nations. Un ancien chef d’Etat n’a pas craint un jour de déclarer publiquement que le système de la dîme (dix pour cent de ses revenus nets) était sans doute le plus équitable de tous les systèmes fiscaux qui puissent exister. En effet, à l’époque de Moïse, un tel système permettait de rendre à Dieu le culte qui Lui revenait, de subvenir aux besoins des plus pauvres, et de pourvoir aux nécessités ministérielles. Culte et Sécurité Sociale assurés ! Un seul et même taux d’imposition pour tous !

Lorsque la famille Rockefeller adopta sa devise “Gagner le plus d’argent possible afin d’en donner le plus possible”, elle était en harmonie avec la pensée de Dieu qui désire que les plus fortunés donnent davantage et que les pauvres donnent proportionnellement moins. Ceci selon la mesure de chacun à produire une richesse ou un avoir économique. Celui qui a reçu davantage doit donner davantage, car le Christ a bien dit : “On demandera peu à celui qui a reçu peu, mais on demandera beaucoup à celui qui a reçu beaucoup” (Luc 12 : 48). Beaucoup de riches appliquent cet enseignement. Mais pour les pauvres, le riche ne donnera jamais assez. Et pour le riche trop de pauvres en demanderont toujours trop !

Dans la parabole des talents, le Christ compare le comportement ou le “rendement” des ouvriers selon les talents qu’ils ont reçus (Matthieu 25 : 14-27). A celui qui n’a reçu qu’un talent et qui l’a caché dans la terre, le Christ dit qu’il aurait mieux fait de placer ce talent à la banque afin qu’il rapporte un peu d’intérêts. Dans cette déclaration, nous voyons également que le Christ place la priorité sur le travail de l’ouvrier plutôt que sur le travail de l’argent uniquement. Avis aux spéculateurs qui appauvrissent les autres pour s’enrichir à leurs dépends !

La pauvreté toujours

Le Christ a dit que nous aurions toujours les pauvres avec nous (Matthieu 26 : 11). L’Etat-Providence doit se donner les moyens de subvenir aux besoins des démunis, des malades, des handicapés, des infirmes, des accidentés, des personnes âgées et des chômeurs. En même temps, l’Etat doit tenter d’adopter des politiques d’emploi qui favorisent l’utilisation et l’épanouissement des talents que Dieu a donnés à chacun pour le bien commun de la nation. Il faut tenir compte des progrès de nos sociétés qui ont évolué depuis les temps apostoliques. L’homme n’a pas été créé que pour manger, boire, dormir et faire des enfants. L’homme n’a pas été créé que pour regarder la télévision à longueur de journée. L’homme a été créé pour travailler, pour être productif dans toutes les sphères d’activités de la vie, et le travail fait partie de la vie, de la dignité et du bonheur de l’homme. Le travail c’est de l’argent. Il suffit de travailler pour en avoir. Un humble poète canadien, Félix Leclerc, a dit très justement dans l’une de ses compositions que la meilleure façon de tuer un homme consistait à le payer à ne rien faire. Il en découle que le premier service que l’Etat devrait rendre à ses citoyens est de leur offrir l’opportunité de travailler. Le problème est très complexe et nous savons bien qu’il mérite réflexion et concertation entre tous les acteurs sociaux.

L’homme en bonne santé ayant des compétences, ou voulant en acquérir, et qui veut travailler, devrait pouvoir travailler. L’homme qui, par paresse, ne veut pas travailler, alors qu’on lui offre du travail méritant un salaire équitable, devrait subir les conséquences de son choix. Il existe des absolus incontournables auxquels tout homme doit se soumettre. C’est la loi de la nature et c’est aussi la loi de Dieu.

Dieu exhorte l’homme à travailler quand Il donne cet ordre aux fainéants : “Va vers la fourmi, paresseux ; considère ses voies, et deviens sage. Elle n’a ni chef, ni inspecteur, ni maître ; elle prépare en été sa nourriture, elle amasse pendant la moisson de quoi manger. Paresseux, jusqu’à quand seras-tu couché ?” (Proverbes 6 : 6 - 9). Le travail est une valeur absolue de l’économie des peuples. Son administration, en revanche, ne peut être que relative, tant les conditions permettant le plein emploi sont difficiles à réunir.

L’argent, moyen de réponse

“[...] L’argent répond à tout” (Ecclésiaste 10 : 19). En faisant une telle déclaration, le sage monarque d’Israël parlait de sa propre expérience, tel un homme accaparé par les choses d’en bas, et qui avait partiellement perdu la sagesse d’en haut. Si l’argent répond à tous les besoins, il ne peut répondre qu’à tous les besoins temporels et encore ! Il faut expliquer et préciser cette déclaration et y mettre des restrictions. Par exemple, l’argent ne répond pas aux besoins physiques d’un corps voué à la mort. Il permet de se faire soigner, soit ; il permet de recevoir des soins en attendant la mort, mort que l’argent ne pourra jamais soudoyer. L’argent permet aussi de se prémunir contre les risques de la maladie (héritée ou provoquée) au moyen d’assurances-prévoyance de toutes sortes, de plans de Sécurité Sociale et de complémentaires-santé qui remboursent même “quand vous n’êtes pas malade”, comme dit la publicité. Mais reconnaissons que l’argent n’a jamais guéri qui que ce soit. Donc, à cet égard, l’argent ne répond certainement pas à tout.

Réfléchissons et posons-nous quelques autres questions. Existe-t-il une assurance à prix fort qui pourrait nous prémunir contre les déboires de la vie, les peines d’amour, les échecs au Bac ? L’argent peut-il nous protéger contre les calomnies, les découragements, les angoisses, les peurs et la naissance d’un enfant infirme ? L’or, l’argent, les rubis et les émeraudes peuvent-ils empêcher un homme d’être maudit sans cause (Psaumes 38 : 20) ? Et l’argent peut-il empêcher qu’il en meurt ? Les richesses, si grandes soient-elles, peuvent-elles acheter ce bien si précieux qu’est l’amour véritable ? La confiance, l’affection, la tendresse, la bonté et la joie s’achètent-elles en signant un chèque ou en présentant une carte bancaire, bleue, or ou platine ? La réponse coule de source.

Les riches vivent souvent avec la hantise que leurs proches, parents, amis ou associés ne les trompent et ne les dépouillent. Les riches reçoivent-ils toujours l’affection et la tendresse qu’ils souhaitent recevoir de leur entourage ? Les grands patrons reçoivent-ils la gratitude de leur personnel pour l’emploi et le salaire qu’il perçoit ? Les employés reçoivent-ils la gratitude des patrons pour le travail fourni et la fidélité à l’entreprise ? Pas toujours.

La gratitude n’a rien à voir avec l’argent. Les pauvres sans argent peuvent exprimer sincèrement leur reconnaissance, et les riches avec leur argent peuvent très bien ne pas exprimer la moindre gratitude. Ce n’est pas une affaire de sous. Il s’agit ici d’une dimension du cœur et de l’esprit qui transcende le monde matériel. La gratitude traduit une dimension divine dans l’être humain. Il s’agit d’une dimension spirituelle qui doit être enseignée afin de procurer plus de bonheur dans le cœur de nos sociétés glacées par l’indifférence de l’ingratitude ; laquelle n’est rien d’autre qu’une longue et permanente insulte envers Dieu et les hommes qu’Il a créés pour qu’ils s’aident mutuellement. N’a-t-Il pas dit : “[...] aimez-vous ardemment les uns les autres” (I Pierre 1 : 22) ?

L’argent répond à beaucoup de besoins matériels, mais il ne répond pas à tout. En revanche, il faut admettre que l’argent peut être source d’expressions de joie, de bonté et de reconnaissance. Dans ces cas-là, l’argent trouve un écho dans le cœur de Dieu et dans le cœur de celui qui possède des valeurs du cœur indépendantes des possessions matérielles. Et si celui qui donne une partie de ses biens possède en plus les biens spirituels, il saura utiliser son argent pour faire croître l’état de son âme en donnant à Dieu et aux autres une partie de ce qu’il a reçu.

Dans les Actes des Apôtres, Pierre et Jean rencontrent un miséreux, infirme depuis sa naissance. Que lui disent-ils ? “Nous avons les moyens financiers de t’aider. Voici 10 mille pièces d’argent. Allez va et refais ta vie !” Non ! Pierre lui dit plutôt : “Je n’ai ni or, ni argent, mais ce que j’ai, je te le donne ; au nom de Jésus de Nazareth, lève-toi et marche !” (Actes 3 : 6). Pierre lui donna ce dont l’homme avait vraiment besoin : l’amour, la foi et la guérison.

L’argent ne répond pas à tout, mais le Christ, si ! Nous avons tout en Lui : la vie présente, le mouvement et l’être (Actes 17 : 28), le pardon de nos péchés (Ephésiens 1 : 7), la promesse de la résurrection (I Corinthiens 15), le don gratuit du Saint-Esprit (Actes 2) que Simon le Magicien voulut acquérir à prix d’argent (Actes 8), le Royaume de Dieu (Apocalypse 5), toute la science (Colossiens 2), la guérison (Jacques 5), le repos (Matthieu 11), l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi (Galates 5).

Notre but était de vous amener à choisir entre Dieu et l’argent et de vous expliquer comment appliquer le bon choix. Ce choix devrait être plus facile à faire maintenant. Le point de vue de Dieu sur la question est maintenant beaucoup plus clair, espérons-le. Il faut choisir Dieu. Il faut utiliser l’argent que Dieu nous permet de posséder pour Lui rendre un culte. Il faut utiliser son argent personnel pour répondre aux besoins des siens (I Timothée 5 : 8), aux besoins des veuves et des orphelins (Jacques 1 : 27), aux besoins des nécessiteux (Romains 15 : 26) et aux besoins de l’Eglise (Malachie 3 : 10 ; I Corinthiens 9 : 11). C’est une voie de bonheur (Actes 20 : 35).

Il n’y a que deux amours sur terre : l’amour de Dieu et l’amour de soi. L’amour de soi passe par l’amour de l’argent, tandis que l’amour de Dieu ne passe jamais par aucun autre amour, sauf par l’amour de celles et de ceux qui nous entourent. Que l’amour de Dieu vous emporte et vous conduise aux portes des demeures éternelles.

Que Dieu soit votre Dieu ! Que Mammon soit Son serviteur !



17/03/2012
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