Notre-dame-de-lourde-créateur-francois-partie-01 et 2

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MORT

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MON PAPA C EST COUCHE ET DANS LA NUIT IL N ETAIT PAS BIEN C EST LEVE PUIS C EST RECOUCHE A PRIX LA MAIN DE MA MAMAN ET IL LUI A DIT JE VAIS MOURRIR ET IL EST MORT COMMENT CELA EST POSSIBLE MAMAN PENSE TOUJOURS A CETTE PHRASE MERCI DE VOTRE REPONSE
PERRON

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La chose la plus importante pour venir en aide à un mourant est de développer la compassion, la bonté et l'amour vis-à-vis de cette personne. Mais il n'est pas toujours facile de développer de la compassion, comme cela. Comment la générer ? Comment générer l'attention la plus grande et la plus présente possible ? Peut-être en nous mettant à la place du mourant et en nous rendant compte de ce qu'il est en train de traverser. Si nous nous mettons à la place du mourant, nous nous rendons compte que, d'un moment à l'autre, nous devrons tout quitter, abandonner non seulement ce corps, mais aussi tous nos amis et notre famille. D'un seul coup, tous ces êtres qui nous sont proches disparaîtront à jamais pour nous. Nous pouvons essayer de ressentir les sentiments présents en nous face à une telle situation. Puisque l'esprit se sépare du corps, on se rend compte qu'on est en train d'expérimenter toutes les souffrances physiques possibles et imaginables. En fait, l'esprit se sépare du corps par excès de souffrance. Il y tellement de souffrance qu'il nous est insupportable de continuer plus longtemps dans cette situation. On peut essayer d'imaginer quelle intensité de souffrance il faut pour que l'esprit se sépare du corps par incapacité d'aller plus loin dans ce sens. On essaie de prendre conscience non seulement qu'on quitte tout, mais aussi de la quantité de souffrance qui s'élève d'instant en instant, et on se dit: "Dans cette situation, qu'est-ce que j'attends ~ Que va m'apporter un être cher ou quelqu'un qui viendra me rendre visite" Nous n'attendons pas de discours ni de beaux exposés. La chaleur humaine, l'attention et l'amour sont les seules choses dont nous avons besoin. C'est une analyse très utile que de se mettre à la place de l'autre, car cela permet d'avoir conscience de la situation, de l'état d'esprit dans lequel se trouve le mourant. On est alors à même de l'aider véritablement.
On pense aussi à la détresse et à la grande solitude dans lesquelles se trouvent les personnes en train de mourir. Elles sont dorénavant seules à parcourir la suite de leur chemin. Ce sentiment de solitude nous aidera à comprendre, et à développer beaucoup d'amour et de présence vis-à-vis de la personne en train de mourir. On peut, bien sûr, lui parler, mais il n'est pas nécessaire de parler trop. Quelques mots suffisent; le plus important est la manière de parler, le ton, l'expression, la présence de la parole. Car les mourants sont très sensibles à l'intensité que véhiculent les mots.

On pense parfois qu'il n'est pas bon de dire à quelqu'un qu'il va mourir. On peut trouver toutes sortes de raisons pour penser cela, mais il faut comprendre que, lorsque quelqu'un est véritablement sur le chemin de la mort, il s'en rend compte. Et si on ne le formule pas, il se rend compte qu'on lui cache la vérité.

De ce fait, au lieu de se sentir soutenu, aidé et accompagné, le mourant est très triste d'avoir auprès de lui quelqu'un qui le trompe. Il peut aussi regretter le fait qu'on ne lui ait pas dit plus tôt qu'il allait mourir, ce qui lui aurait permis de faire certaines choses auparavant. Le mourant imagine des choses et nous rend responsable de cette duperie. Découvrant qu'on ne lui dit pas la vérité, il éprouve de la colère et d'autres émotions négatives qui l'amènent à accumuler davantage de mauvais karma, dont le résultat n'est pas bénéfique. C'est pourquoi, lorsqu'on est certain que quelqu'un va mourir, il faut dire la vérité. Bien sûr, il faut développer suffisamment de tact pour annoncer cela au mourant. La manière de le formuler sera d’autant mieux comprise qu'on aura établi un lien étroit avec cette personne Si l'on réussit à faire percevoir à cette personne toutes les similitudes qui existent entre elle et nous, le message pourra être accepté plus facilement du fajt de ces liens étroits. Il est important de faire ressentir à cette personne que l’on a beaucoup communs, comme être du même pays, du même village, avoir fait beaucoup de choses ensemble, etc. Et si ce n’est pas le cas, on peut toujours se mettre à l'unisson de cette personne et lui montrer que l’on pense de la même manière qu'elle. Si la personne a le sentiment, d’avoir à ses côtés quelqu',un de très proche, Il lui sera plus facile d’accepter ce message.
Si l'on réussit à établjr ce lien du coeur, le mourant ressent qu'il peut avoir confiance en nous et cela le soulage grandement. D’habitude un mourant se sent isolé, même s'il a des personnes autour de lui, car il n’a personne en qui il peut avoir véritablement confiance. Procéder ainsi va aussi nous aider à comprendre notre propre mort. Si nous sommes déjà pratiquants, pratique du dharma.
On essaye donc de tisser des liens étroits avec la personne qui est en train de mourir. On apprend à communiquer jour après jour, de façon de plus en plus proche. Petit à petit, les choses seront plus aisées et il sera plus facile de parler
de cette mort qui approche. On en parlera au mourant en lui faisant comprendre qu'il va mourir, mais que tout le monde tôt ou tard doit mourir, quel que soit son pouvoir, sa richesse ou sa réalisation. Ces liens étroits permettent plus facilement de dire la vérité à une personne qui est sur le point de mourir.
Le simple fait de pleurer ou de se lamenter n'apporte aucun soulagement, ni aucune aide. Et si quelqu'un pleure en face de nous, il est important de lui rappeler cela et de lui dire que, de toutes façons, tôt ou tard, tout le monde mourra. Lorsque le mourant se rend compte que la situation qu'il traverse n'est pas exceptionnelle, mais qu'elle est celle de tous, le fait de rendre plus ordinaire ce moment l'aide à avoir davantage de contrôle sur la souffrance qu'il rencontre. Au moment de la mort, on doit faire face à deux types de souffrance: la souffrance mentale et la souffrance physique. La souffrance de l'esprit est la plus intense. Si, grâce à cette méthode, on réussit à faire comprendre au mourant que son état est inéluctable et partagé par tous les êtres à un moment ou à un autre, on diminue cette souffrance mentale; et comme c'est la plus importante, c'est une grande aide. En ce qui concerne la douleur physique, il y a des médicaments qui peuvent la soulager. Il est bon d'aider le mourant avec ces médicaments dans la mesure où cela n'obscurcit pas l'esprit. Il ne faut pas tomber dans un extrême, et garder toujours une certaine conscience des choses.
Le fait de soulager quelqu'un grâce à des médicaments, des piqûres etc, est bénéfique lorsque la personne approche de la mort. Mais lorsqu'elle est véritablement à l'agonie, il n'est pas bon de continuer à lui administrer des médicaments ou des piqûres, car le mourant a envie qu'on le laisse tranquille. Ces produits doivent être utilisés avant, mais il n'est pas nécessaire de les utiliser dans les derniers moments. Et, lorsque la personne est sur le point de mourir, il faut l'emmener dans un environnement qui lui est familier, si possible à la maison, sinon au moins la sortir du lieu de soin pour la placer dans un endroit plus calme où elle pourra se sentir à l'aise.
FRANCOISLOURDE

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L'acceptation
La mort prochaine est acceptée. La personne sent qu'elle a complété l'essentiel. Elle est calme et peut même aider ceux qu'elle aime à se détacher, à faire leurs adieux. C'est une sorte de «lâcher prise». Elle sent que «son heure» est bientôt arrivée et que c'est bien ainsi. Le plus difficile pour ceux qui restent, c'est de laisser partir ceux qu'on aime. C'est souvent le rôle des proches de donner l'occasion à ceux qui nous quittent de compléter les choses restées en suspens.
Ces étapes ne sont pas toujours vécues dans cet ordre. Certaines personnes ne passent pas par tous ces stades et le rythme peut être différent d'une personne à l'autre. Mais cette description permet de comprendre certains comportements qui peuvent surprendre si on ne s'y attend pas. On doit aussi se rappeler que l'approche de la mort ne change pas nécessairement le tempérament d'une personne. Donc, si cette personne avait une tendance à la colère ou à la dépression, on remarquera davantage ces réactions
FRANCOISLOURDE

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Le deuil est une perte, une brisure dans le cours de notre vie. Nous avons tous vécu des deuils plus ou moins importants: la perte d'un animal préféré lorsqu'on est enfant, la perte d'un emploi, d'une condition financière aisée, le départ d'un ami à l'étranger, la fin d'une relation amoureuse, le départ d'un enfant à sa première journée d'école ou lorsqu'il se marie, la retraite, etc.Tous ces événements ont créé une sorte de vide en nous, et il a fallu reconstruire une autre réalité dans laquelle nous avons appris de nouvelles façons de vivre.
La mort d'un être cher est l'une des pertes les plus importantes, car nous savons qu'il n'y a aucune possibilité de retour. Notre vie ne sera plus jamais tout à fait comme avant. Un deuil aussi marquant peut entraîner une dépression sérieuse, si nous n'acceptons pas les changements qui nous sont imposés par cet événement douloureux.
Lorsqu'on apprend qu'une personne qu'on aime va bientôt mourir, le deuil est déjà commencé. Psychologiquement, on passe à peu près par les mêmes étapes que la personne mourante: la dénégation, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation, qui se manifestent généralement en trois phases.

La phase critique
Le choc qui suit l'annonce du décès (à venir ou advenu) est accompagné d'émotions de toutes sortes, souvent désordonnées. On peut même ressen¬tir comme une sorte d'engourdissement qui paralyse: on se sent figé, étourdi face à une sensation de vide soudain. Puis, les émotions s'extériorisent plus librement: on pleure, on se révolte, on crie. Dans ces moments, il est important d'exprimer ses émotions, non seulement par des pleurs et des cris, mais aussi par des mots: dire ce qu'on vit. Il est donc utile de faire appel à des amis et, si nécessaire, à un aidant professionnel.
La phase cruciale
On vit alors une rupture progressive avec les liens affectifs qui nous unissaient à la personne qui nous quitte. On commence à admettre qu'on doit abandonner tout espoir de retour. Le sentiment de solitude est lourd, on a la gorge serrée, le coeur gros. On peut même ressentir une certaine culpabilité: «si seulement j'avais ... plus tôt, ça ne serait peut-être pas arrivé». Habituellement, les trois premiers mois sont les plus intenses, mais le refus de la mort de l'autre peut prolonger cette phase.
La phase créatrice
C'est le moment où on commence à se réajuster, à créer de nouveaux modes de vie qui sont adaptés à la nouvelle situation. On se sent plus fort et on canalise son énergie vers des projets personnels qui comblent peu à peu le vide laissé par l'absence de la personne qu'on aime. Les événements douloureux, une fois intégrés, peuvent engendrer des apprentissages importants et même, une réorientation des valeurs. On se sent plus préoccupé des choses essentielles de la vie. C'est à partir de cette phase créatrice qu'on peut aider d'autres personnes qui vivent un deuil.

Afin de traverser le deuil de la manière la plus positive possible, il est important de prendre soin de vous. Reposez-vous, car si vous êtes fatigué, vos émotions seront plus vives et vous serez vite épuisé. Certaines personnes endeuillées se rendent jusqu'au burnout avant de réaliser qu'elles doivent s'occuper d'elles.
Si vous sentez que vous avez besoin de quelqu'un, surtout n'hésitez pas à demander de l'aide. Ne ruminez pas vos idées noires en vous isolant. Le deuil est déjà suffisamment pénible sans qu'il soit nécessaire de l'assombrir davantage. Choisissez quelqu'un auprès de qui vous vous sentirez écouté et compris, quelqu'un qui vous laissera le temps d'exprimer votre chagrin, même si vos idées ne sont pas claires, quelqu'un qui puisse accueillir vos larmes et vos silences, sans porter de jugement.
Il est possible que vos amis ne se sentent pas à l'aise avec ce que vous vivez, ou qu'ils soient maladroits. Ne vous en étonnez pas, beaucoup de personnes ne savent pas comment réagir devant la souffrance des autres et sont portés à éviter d'être en contact prolongé avec ceux qui vivent des événements difficiles. Si cela vous arrive, ne vous repliez pas sur vous-même, allez chercher l'aide dont vous avez besoin auprès d'une personne-ressource qui a développé les habiletés nécessaires à l'accompagnement d'une personne en deuil.
FRANCOISLOURDE

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