Notre-dame-de-lourde-créateur-francois-partie-01 et 2

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histoire de jésus et sa vie

 La naissance de Jésus.

On lit dans le récit divinement inspiré : "Mais la naissance de Jésus-Christ arriva ainsi. A l'époque où sa mère Marie était promise en mariage à Joseph, elle se trouva enceinte de par l'esprit saint (esprit en hébreu: rouah, c'est sa force agissante) avant leur union" (Mt 1:18). Auparavant, un messager angélique de Yahwah ( Nom de Dieu en arabe, en hébreu  Yehwah) avait fait savoir à la vierge Marie qu'elle "concevrait dans sa matrice" parce que l'esprit saint de Dieu viendrait sur elle et que Sa puissance la couvrirait de son ombre (Lc 1:30, 31, 34, 35).

Puisqu'il y eut effectivement conception, il semble que le DIEU SAINT féconda un ovule dans la matrice de Marie en transférant la vie de son Jésus du monde invisible sur la terre (Ga 4:4). C'est uniquement de cette façon que l'enfant qui allait naître pourrait conserver son identité, demeurer la personne appelée la Parole qui avait résidé dans les cieux, et seulement de cette façon qu'il pourrait être le fils de Marie à part entière, donc un véritable descendant d'Abraham, d'Isaac, de Jacob, de Juda et du roi David, ancêtres de sa mère, et être l'héritier légitime des promesses que le DIEU DE VÉRITÉ leur avait faites (Gn 22:15-18; 26:24; 28:10-14; 49:10; 2S 7:8, 11-16; Lc 3:23-34).

En 2 av. n. è., "un décret parut de la part de César Auguste pour que toute la terre habitée se fasse enregistrer; et tous les gens allaient se faire enregistrer, chacun dans sa propre ville"(Lc 2:1, 3). Joseph se rend donc à Bethléhem, là où il est né. Beaucoup de gens sont venus se faire recenser à Bethléhem, et le seul endroit que Joseph et Marie trouvent pour loger est une étable. C'est dans cette étable, où l'on met des ânes et d'autres bêtes, que Jésus naît (Dn 11:20 ; Mi 5:2). Marie l'emmaillote avec des langes et le couche dans une crèche, mangeoire qui contient la nourriture pour les animaux.

Cette nuit-là est tout à fait extraordinaire. Dehors, dans les champs, une vive lueur rayonne autour d'un groupe de bergers. C'est la gloire de Dieu! Un ange leur dit: "Ne craignez pas, car voici que je vous annonce la bonne nouvelle d'une grande joie qu'aura tout le peuple, parce qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est Christ le Seigneur. Et voici pour vous un signe: vous trouverez un tout petit enfant (grec : brephos) enveloppé de langes et couché dans une crèche". Soudain, beaucoup d'autres anges apparaissent et se mettent à chanter: “Gloire à Dieu là-haut dans les hauteurs, et sur terre paix parmi les hommes de la bienveillance!” Lorsque les anges les quittent, les bergers se disent entre eux: “Allons donc jusqu'à Bethléhem et voyons cette chose qui est arrivée et que YHWH nous a fait connaître”.

 

Sa jeunesse

 

 l'âge de douze ans, l'enfant était considéré comme jeune homme, et devenait disciple de la loi. En cette qualité, il lui était permis d'assister à la fête de Pâques à Jérusalem. Lorsque les jours de fête furent achevés, les parents de Jésus quittèrent la ville sainte, dans la persuasion que Jésus était avec leurs amis. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem et l'y cherchèrent trois jours. Enfin ils le trouvèrent au temple, parmi les docteurs, les écoulant et leur adressant des questions (Luc II, 44. 47). Marie lui dit d'un ton de reproche : Mon enfant, pourquoi as-tu ainsi agi avec nous ? voici, ton père et moi nous te cherchions, étant fort en peine (48). 
Mais il repousse ce reproche avec une candeur enfantine. Il ne comprend pas qu'on puisse le chercher ailleurs que dans la maison de Dieu, Ne savez-vous pas, leur dit-il, qu'il me faut être occupé aux affaires de mon Père ? Ce sont là les premières paroles que nous recueillons de la bouche de Jésus. C'est la première lueur qui brille dans son âme à la faveur de laquelle il se reconnaît clairement et expressément comme le Fils de Dieu. 

 

L'enfance de Jésus.

 

'est dans le silence et l'obscurité que Jésus grandit, sous les soins de Joseph et de Marie. L'enfant croissait et la grâce de Dieu était sur lui (Luc II, 40). Il n'est pas devenu notre Sauveur, il est né tel. Depuis le commencement de son existence terrestre, il est le Fils de Dieu fait homme. Mais il est né et a vécu une véritable vie d'enfant ; il a ainsi sanctifié notre enfance. Il est né faible, débile. Il a grandi peu à peu ; il a appris à se tenir debout et à marcher absolument comme les autres enfants. Le coeur de Marie dut battre de joie comme celui de toutes les mères, lorsque Jésus commença à parler, et lorsque les premiers mots qu'il prononça lui arrachèrent à lui-même des cris de joie. C'est ce même enfant dont la vue procura une mort heureuse et paisible au saint vieillard Siméon, le même qui était l'objet des voeux et des espérances des pieux patriarches. C'est cet enfant que tous les anges adorent et qui un jour, assis sur le trône de sa gloire, doit juger les peuples de la terre.

 

La tentation de Jésus.

 

lors Jésus fut emmené par l'Esprit dans le désert pour y être tenté par le diable (Matth. IV, 1). Quelle peine l'incrédulité ne s'est-elle pas donnée, et quelle sagacité n'a-t-elle pas déployée pour prouver que le diable n'existe pas ! Nous lui serions profondément reconnaissants, si elle parvenait à le chasser du monde. Malheureusement, le diable est loin de s'opposer à ce que l'incrédulité établisse cette preuve ; il ne demanderait pas mieux que de voir les gens refuser de croire à son existence. Il fera même tous ses efforts pour les confirmer dans cette illusion. Demandez à un voleur ou à ses compagnons, s'il est nécessaire de fermer les portes des magasins pendant la nuit ou d'établir des gardes. Vous pouvez être sûrs qu'il vous répondra que toutes ces précautions sont inutiles, attendu qu'il n'y a dans le monde que d'honnêtes gens. Quand un homme fort et bien armé garde l'entrée de sa maison, tout ce qu'il a est en sûreté (Luc XI, 21).

Que Jésus ait été tenté par le diable, cela n'est pas arrivé par hasard. Il a été conduit par l'Esprit de Dieu dans le désert afin d'y être tenté par le diable. 
Du moment que le Sauveur était vraiment homme, il fallait qu'il fût tenté, afin que sa pureté et son innocence natives devinssent une obéissance libre et volontaire. Cette tentation de Jésus correspond à la tentation du jardin d'Eden. Si nos premiers parents avaient supporté l'épreuve, et que toute l'humanité se fût développée sans péché, conformément à la volonté de Dieu, la tentation du Sauveur, et en général l'incarnation du Fils de Dieu, n'eussent point été nécessaires. Mais quoiqu'il fût complètement pur de tout péché, dès qu'il se constituait Sauveur des pécheurs, il fallait qu'il fût pour ainsi dire officiellement consacré pour la mission publique dont il s'était chargé. Ce qui a été perdu au commencement par le péché du premier Adam, devait être surabondamment réparé par le second Adam. Si le premier a succombé à la tentation, le second l'a d'autant plus complètement vaincue dans toutes ses manifestations.

Le Sauveur se prépare intérieurement, dans le silence et la solitude, à la grande oeuvre dont il s'est chargé. Son dévouement à Dieu et à l'oeuvre qu'il se propose d'accomplir est si complet, sa préoccupation relative à cet objet est si intense qu'il oublie les besoins du corps. 

Après quarante jours cependant, ces besoins réclament leurs droits. C'est à cette circonstance que Satan rattache sa tentation. Si lu es le Fils de Dieu, lui dit-il, dis que ces pierres deviennent des pains (Matth. IV, 3). 

Être Fils de Dieu et avoir faim ! deux choses incompatibles ! Use donc de ta puissance divine pour apaiser ta faim. 
Celui qui a changé l'eau en vin ; celui qui a rassasié dans le désert des milliers d'hommes avec quelques pains, pouvait sans doute changer des pierres en pains, mais s'il avait fait usage de ce pouvoir, il se serait procuré lui-même ce soulagement. C'eût été un acte d'incrédulité et de désobéissance par lequel il se serait soustrait volontairement à la direction de Dieu, qui l'avait conduit au désert pour le faire jeûner. C'eût été un acte d'impatience par lequel il se serait approprié prématurément ce que Dieu voulait lui accorder par le ministère des anges, lorsque son heure serait venue. 
Ainsi sa position personnelle vis-à-vis de Dieu, aussi bien que sa mission de Sauveur, lui imposait l'obligation de repousser la diabolique insinuation. 
Il est venu, non pour se faire servir, mais pour servir ; non pour jouir, mais pour rendre le salut et la vie à l'humanité. Il est écrit : L'homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Matth. IV, 4). Par ces paroles, Jésus a vaincu la tentation à la convoitise de la chair (1 Jean Il, 16), et cela non seulement pour sa personne, mais aussi pour sa mission. Il ne veut pas satisfaire ses besoins corporels en temps inopportun. 

Il sait que c'est la parole de Dieu qui donne au pain sa vertu nutritive, et peut par conséquent conserver la vie sans le secours du pain ni d'aucun aliment. Il ne veut pas non plus laisser croire que sa mission consiste à donner le pain matériel, ou à procurer à ses adhérents des commodités et des jouissances terrestres ; mais étant lui-même le pain vivant qui est descendu du ciel, il veut donner la vie au monde en se donnant, lui-même comme nourriture des âmes (Jean VI, 51).

Alors le diable le mena dans la ville sainte, le mit sur le haut du temple et il lui dit : Si lu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit qu'il ordonnera à ses anges de le porter dans leurs mains, de peur que ton pied ne heurte contre quelque pierre (Matth. IV, 6).

On s'est étonné que le Sauveur ait permis à Satan d'exercer une telle puissance sur lui, au point de le conduire partout où bon lui semblait. Mais il ne faut pas oublier que Jésus avait été conduit au désert par la volonté de Dieu, et devait être abandonné, pendant tout le temps qu'il y passerait, entre les mains de Satan. Plus tard, lorsque le Sauveur dit : Le prince de ce monde vient, mais il n'a rien en moi (Jean XIV, 30), il ne s'est pas seulement laissé conduire çà et là par lui, mais il s'est encore laissé crucifier.

Satan veut que le Sauveur fasse une action extraordinaire. Il doit se précipiter du haut du temple pour être porté par les anges de Dieu aux yeux du peuple stupéfait. De cette manière il se créera tout, d'un coup, avec le moins de peine possible, une immense popularité et se légitimera comme Messie. Cette fois, le diable procède avec plus de prudence. Il voit que le Sauveur est profondément versé dans les Écritures, et qu'il se sent étroitement lié par la Parole de Dieu. Il pense pouvoir user du même moyen ; et, mutilant la promesse contenue dans le Psaume XCI, 11, 12, il passe sous silence les mots du v. 11: afin, qu'ils le gardent dans toutes les voies
En effet, il aurait difficilement persuadé le Sauveur que sa voie était de se précipiter du haut du temple. Jésus lui répondit : Il est aussi écrit : Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu. Ici, Jésus vainc la tentation de la convoitise des yeux. Il ne cherche pas sa propre gloire ; il n'a aucun désir d'exciter l'étonnement et l'admiration de la foule. Il veut bien conduire les pécheurs à la gloire et poser sur leur tête une couronne d'honneur. Cette couronne, il ne nous la procure pas en s'élevant lui-même ; mais en s'exposant à l'opprobre et en devenant, pour le peuple, un objet de mépris et de raillerie. Il a supporté l'affront que Pilate lui a infligé en l'exposant publiquement avec la couronne d'épines et en disant : Voilà l'homme (Jean XIX, 5).

Enfin, Satan continue ses attaques sans prendre les moindres précautions pour cacher son dessein. Il dit à Jésus : Je le donnerai tous les royaumes du monde et leur gloire si, en te prosternant devant moi, tu m'adores (Matth. IV, 8, 9). 
Domination, éclat et gloire terrestres, richesse et puissance royales, en un mot un règne brillant embrassant le monde entier : voilà ce que Satan offre au Sauveur, à la condition qu'il se prosterne devant lui, c'est-à-dire qu'il rompe complètement avec Dieu. Cette tentation à l'orgueil de la vie, le Sauveur la vainc par cette parole : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et lit le serviras lui seul (Matth. IV, 10). 

Il est doux et humble de coeur, et ne craint pas de laver les pieds de ses disciples ; il s'est fait pauvre Pour nous, afin que par sa pauvreté nous fussions rendus riches (2 Cor. VIII, 9). Il est roi sans doute, un roi dont la domination doit s'étendre à tous les peuples de la terre ; mais son royaume n'est pas de ce monde. Il ne fonde pas son règne en faisant des guerres sanglantes, mais en répandant son propre sang pour la rémission des péchés.

Le Sauveur a vaincu ; il reste dans le sein du Père. Il dédaigne, pour remplir sa mission, le bien-être charnel, et choisit la voie du renoncement. Il dédaigne le chemin d'un vain faste et des honneurs humains, et choisit la voie de l'abaissement et de l'opprobre. Il dédaigne le chemin d'une domination mondaine et d'une puissance orgueilleuse, et choisit la voie de l'humilité et de la souffrance. En un mot, il est décidé à se tenir fermement dans le sein du Père, jusqu'à souffrir la mort de la croix. Telle est la manière dont le Seigneur est fermement résolu de débuter publiquement dans sa mission rédemptrice. Alors le diable le laissa, et les anges vinrent et le servirent (Matth. IV, 11).

Après la tentation, vint un temps de rafraîchissement. Dans le paradis, Adam tombe et le paradis devient un désert ; dans le désert Jésus triomphe et le désert devient un paradis. Lorsque saint Luc dit que le diable laissa Jésus pour un temps, il fait sans doute allusion à la Passion, dont Jésus dit : Le prince de ce monde vient

Tandis que chacun est tenté lorsqu'il est attiré et amorcé par sa propre convoitise (Jacq. I, 14), pour le Sauveur, la tentation vient exclusivement du dehors et est immédiatement surmontée. Si la tentation à la convoitise de la chair, à la convoitise des yeux et à l'orgueil de la vie était née dans son propre coeur, il aurait été souillé par ces convoitises et lui aussi aurait pu s'appliquer ces paroles :

 

Jésus bénit les petits enfants.

 

lors on lui présenta des petits enfants, afin qu'il les touchât mais les disciples reprenaient ceux qui les présentaient. Et Jésus, voyant cela, en fut indigné, et il leur dit : Laissez venir à moi ces petits enfants et ne les en empêchez point, car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous dis en vérité que celui qui ne recevra pas le royaume des cieux comme un petit enfant, n'y entrera point. Ces mères avaient sûrement obtenu de riches bénédictions de Jésus, puisqu'elles veulent que leurs enfants en aient leur part. Toute la personne de Jésus, malgré la gloire céleste dont elle brillait, devait avoir quelque chose d'extraordinairement aimable et attrayant, qui provoquait la confiance, puisque ces mères viennent sans crainte et sans hésitation lui demander de bénir leurs enfants.

Les disciples ne voulaient pas permettre que leur Maître fut ainsi importuné. Ils pensaient d'ailleurs que sa bénédiction ne pouvait pas être d'une grande utilité aux petits enfants, puisqu'ils ne la comprenaient pas. Il leur manquait cette bonté du Sauveur, qui ne se sent jamais importuné, dès qu'il a une occasion de manifester son amour. Combien pensent encore aujourd'hui comme les disciples, et tiennent leurs enfants loin de Jésus ! Combien regardent aussi comme inutile, peut-être même nuisible, de leur faire apprendre par coeur des passages de la Bible et de leur enseigner à prier ! Mais Jésus, l'ami des enfants, reprend ses disciples avec une sainte indignation, et ordonne qu'on les laisse venir à lui. 

Laissez-les venir à moi. Les enfants aussi ont besoin d'un Sauveur et sont capables de l'aimer. L'humilité des petits enfants, leur simplicité, leur confiance, pleine d'abandon, les rendent propres pour le royaume des cieux, qui ne peut être accordé qu'à ceux qui leur ressemblent. Les enfants ont donc un droit divin au royaume des cieux ; Jésus le leur reconnaît. Dès lors, quel père, quelle mère, quel ami des enfants voudrait les empêcher d'aller à Jésus ? Il les redemanderait un jour de leur main. C'est assurément une bonne chose, lorsque des mères chrétiennes apprennent le plus tôt possible à leurs enfants à joindre les mains pour la prière, et leur racontent des faits de la vie de Jésus, l'ami des enfants. Cela s'accorde parfaitement avec cette exhortation du Seigneur : Laissez tenir à moi les petits enfants. Malheureusement, ces soins spirituels cessent bientôt, comme si Jésus n'avait commandé de lui amener que les tout petits enfants. En sorte, que lorsqu'ils commencent à fréquenter l'école, Ils ont perdu depuis longtemps l'habitude de prier.

Laissez venir à moi les petits enfants. Ces paroles ont aussi pour but de marquer la nécessité de leur administrer le baptême. Tous ceux qui ont été baptisés en Christ, ont été revêtus de Christ ; et les petits enfants veulent aussi le revêtir Jésus leur promet le royaume des cieux ; or, la seule porte par laquelle on puisse y entrer, est la régénération par l'eau et par le Saint-Esprit, conférée dans le baptême. Si donc la parole de Jésus a conservé sa valeur, ou ne peut pas refuser le baptême aux enfants.

Laissez venir à moi les petits enfants. Que les parents affligés, auxquels le Seigneur a redemandé un cher enfant, prêtent une oreille attentive à ces paroles ! Sans doute, l'amour voudrait les retenir ; mais celui qui les retire à lui, c'est Jésus, le fidèle Sauveur. Ces chers êtres sont infiniment mieux préservés dans ses mains, qu'ils ne le seraient dans celles du père le plus fidèle, de la mère la plus tendre. Et cependant, comme il est difficile aux parents de rendre volontairement leur enfant au Sauveur ! Ils ne reconnaissent pas dans cette douloureuse dispensation, son intention pleine d'amour. C'est qu'en leur reprenant leur enfant, il brise leur coeur afin de les décider à se donner eux-mêmes à lui. 

Une famille européenne était allée s'établir à la frontière occidentale des États-Unis d'Amérique. Non loin de cette frontière, se trouvait une tribu d'Indiens qui la franchissaient souvent pour ravager et brûler, piller et tuer. Un de ces brigands voulait témoigner sa reconnaissance à cette famille pour un bienfait qu'il en avait reçu. Lorsque les chefs de cette tribu eurent décidé d'attaquer ces immigrés, il résolut de chercher à leur sauver la vie. Il se hâta d'atteindre leur demeure avant ses cruels compagnons, et les avertit du danger qui les menaçait. Mais ils ne comprenaient pas sa langue. Il essaya de leur faire entendre par des signes qu'ils devaient quitter leur maison et sauver leur vie. Ils ne saisissaient pas son intention. Dans son angoisse, il s'empara d'un petit enfant couché dans son berceau, et, avant que les parents consternés eussent pu l'en empêcher, il s'enfuit avec son fardeau, dans une forêt éloignée d'un demi-mille. Les parents de l'enfant le poursuivirent. Lorsqu'ils furent tous en sûreté dans les montagnes, l'Indien s'arrêta et rendit l'enfant à ses parents. Et comme ceux-ci l'accablaient de reproches et le menaçaient, il se retourna et leur montra leur maison en feu. Les Indiens étaient occupés en ce moment à piller tout ce qu'ils pouvaient emporter. Si leur libérateur ne leur avait pas enlevé leur enfant, ils auraient tous péri avec lui.

C'est ainsi que souvent Jésus reprend un enfant ; et les pauvres parents se lamentent. Mais Jésus veut les attirer à lui par cette affliction. Et ceux qui se sont laissé attirer, lui ont rendu grâces plus tard. Et les ayant pris entre ses bras, il leur imposa les mains et les bénit. Celui que Jésus prend dans ses bras et presse sur son coeur, est marqué pour la vie éternelle. Celui auquel il impose les mains, est garanti contre toutes les attaques de l'ennemi. Celui qu'il bénit est béni pour l'éternité.



11/08/2010
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