Notre-dame-de-lourde-créateur-francois-partie-01 et 2

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La piété

La piété

 
1. Introduction :


Si je vous dis ce matin les mots suivants : Loto, Superloto, Super Bingo, Euromillion, Casino, PMU, Poker… à quoi pensez-vous ? A des jeux ! Pourquoi ces jeux intéressent-ils tant les gens partout dans le monde ? Parce qu’ils représentent pour eux une source de gains potentiels importants. Pourquoi les gens veulent-ils gagner beaucoup d’argent : pour être riches et heureux !
Bien que faisant quelques heureux par an (et encore), les jeux de hasard et d’argent ne sont pas les seules sources de gains possibles dans la vie. La Bible présente elle aussi sa recette pour être riche et heureux dans ce monde. C’est cette recette, ou pour être plus exact, une partie ou un des éléments de cette recette que nous allons considérer ce matin.
2. L’importance de la piété dans la Bible :
1 Timothée 6,6 : C’est, dit l’apôtre Paul, une grande source de profit que la piété, si l’on se contente de ce que l’on a.
Etes-vous de ceux qui veulent être riches et heureux ? Plutôt que de miser sur les moyens incertains et mensongers que propose le monde, l’apôtre Paul nous invite à considérer la recette biblique faite de deux éléments, l’un pour nous rendre riche : la piété (élément auquel on va s’arrêter ce matin), l’autre pour être heureux : le contentement.
C’est, dit l’apôtre Paul, une grande source de profit (ou de gain) que la piété. Terme quelque peu mystérieux ou mal compris (on verra tout à l’heure quelle définition on peut donner à la piété), on ne saurait trop maximiser l’importance que la Bible donne à la piété.
1 Timothée 4,8 : exerce-toi à la piété, recommande Paul à Timothée. Car la piété est utile à tout. Elle a la promesse de la vie présente et de la vie à venir. Y a-t-il quelque chose qui soit plus important que la piété dans cette vie ? Connaissez vous autre chose qui porte en elle la promesse de réussite de la vie présente et de celle à venir ? C’est, selon Paul, ce que possède la piété !
Alors qu’il était sur terre, l’auteur de l’épître aux hébreux nous rapporte que Jésus a offert avec de grands cris et avec larmes des prières à celui qui pouvait le sauver de la mort. Ayant été exaucé à cause de sa piété, ajoute-t-il, Jésus a appris l’obéissance par ce qu’il a souffert : Hébr 5,7-8. S’il y a une chose dans la vie de Jésus qui était agréable au Père, et qui a fait que, dans toutes ses prières, il a été exaucé, c’est, dit l’Ecriture, Sa piété. A l’opposé de Jésus, l’homme pieux, par excellence, l’Ecriture déclare que dans les derniers temps, les hommes avanceront toujours plus dans l’impiété : Jude 1,18, (où ils garderont les apparences, la forme extérieure de la piété seulement : 2 Tim 3,5) ceci au point où paraîtra un jour l’Impie par excellence, l’Antichrist : 2 Thes 2,3.8.9.
La piété est l’élément qui, plus que tout autre, fait qu’une personne est agréable à Dieu. Alors que David était contesté, il écrit à l’adresse de ses détracteurs : Sachez que l’Eternel s’est choisi un homme pieux ; l’Eternel entend quand je crie à Lui : Psaume 4,4.
Il y a dans la Bible de nombreuses périodes au cours desquelles la foi et la piété étaient en danger. Jamais cependant l’œuvre de Dieu ne s’est arrêtée. Pourquoi ? A cause des hommes et des femmes pieux. Peu nombreux et souvent seuls, ils sont les agents, les chaînons par lesquels l’œuvre de Dieu, au lieu de s’interrompre, a pu se poursuivre. On peut citer parmi eux de nombreux héros de la foi : Noé, Elie, Siméon et Anne au temps de Jésus, Corneille, le premier païen converti…
On peut faire de nombreux compliments à un homme ou une femme chrétienne. Mais nul doute que le plus beau d’entre eux est de lui dire que nous reconnaissons en lui un homme ou une femme pieuse ! Est-ce un compliment que l’on puisse me faire, te faire ? Pour le savoir, entrons davantage dans le sujet pour voir, Bible en main, ce qu’est la piété, par quoi elle se montre et se caractérise.
3. La piété :
Jésus étant l’exemple même de la piété, c’est vers Lui d’abord que nous allons nous tourner pour comprendre ce que ce terme signifie. Plusieurs des paroles que Jésus a prononcées, qui nous parlent des motivations qui L’habitaient, vont nous mettre sur le chemin de la définition de la piété :
Parlant de la raison de sa venue sur terre, Jésus dira : je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé Jean 6,38.
Ma nourriture, dira-t-il ailleurs, est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre : Jean 4,34
Alors qu’Il était à Gethsémané, Jésus vit se profiler devant Lui la croix et la souffrance qui y était attenante. Il s’isola, se mit à genoux et cria à Dieu : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi. Toutefois, non pas comme je veux, mais comme tu veux : Matthieu 26,39.
A la lumière de ces passages et de beaucoup d’autres, on perçoit mieux ce qu’est la véritable piété et pour quelle raison elle est si agréable à Dieu. Alors que le péché consiste en une vie centrée sur soi, la piété consiste en une vie totalement centrée sur Dieu. La piété est une vie dans laquelle la volonté propre de l’individu s’efface pour se soumettre totalement à la volonté de Dieu. Tel est l’homme pieux : un homme qui n’existe plus par lui-même et pour lui-même, mais par Dieu et pour Dieu.
Hormis Jésus, l’apôtre Paul témoignera aussi à sa manière de ce qu’est la piété pour lui : Je suis crucifié avec le Christ, dira-t-il : ce n’est plus moi qui vis, mais Christ qui vit en moi : Galates 2,20
Non plus moi, mais Christ : telle est en 5 mots la formule qui résume ce qu’est la piété, la secret de ce qui peut faire la plus grande richesse d’un homme, non seulement pour cette vie, mais aussi pour celle à venir !
La piété définie, il ne faudrait pas penser qu’elle ne consiste qu’en une nattitude. La piété n’a aucune valeur si elle ne se traduit pas en actes. La piété dit Jerry Bridges, c’est la dévotion en action. La piété de Jésus s’est concrètement traduite de 3 manières :
- Jésus ne s’est jamais soucié de plaire au hommes : son but unique était de plaire à Dieu
- Toute la vie de Jésus était de se concentrer sur le bien qu’Il pouvait faire à autrui, non dans la recherche de son bien propre : Actes 10,38
- La piété de Jésus s’est traduite pas son obéissance au Père, quel que soit le prix que cette obéissance allait Lui coûter : Mat 26,39
4. Exerce-toi à la piété
Bien que, selon l’apôtre Pierre, Dieu nous ait donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété : 2 Pierre 1,3, il en est de la piété comme de la forme physique : elle nécessite pour se développer et atteindre son plus haut niveau de l’exercice. « Exerce-toi à la piété, dit Paul à Timothée. L’exercice corporel est utile à peu de chose (sous entendu, il ne sert que pour la vie présente), tandis que la piété est utile a tout : elle a la promesse de la vie, pour le présent et pour l’avenir :1 Tim 4,8. La piété n’est pas automatique, c’est plutôt quelque chose qui se développe par l’entraînement.
Quels sont les moyens par lesquels peut s’exercer notre piété ? je me contenterai ce matin, parmi beaucoup d’autres, d’en mettre deux en valeur :
1er moyen : celui indiqué par Jésus comme devant faire partie de notre vie quotidienne de disciple : porter sa croix : Luc 9,23 : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix et qu’il me suive. Prescription quotidienne.
Que signifie, dans le contexte dans lequel elle a été prononcée, la parole de Jésus ? Pour les disciples qui l’ont entendue, la compréhension était immédiate. Celui qui portait sa croix était un homme condamné, rejeté par le monde, un homme qui devait tirer un trait sur sa vie et n’envisager pour lui-même comme unique avenir : une seule chose : la mort
Plus tard, l’apôtre Paul traduira pour lui ce que signifie le principe de la croix : le monde, dira-t-il, est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde : Galates 6,14
A la lumière du principe énoncé par Jésus, qu’est-ce qu’un homme, une femme pieuse ? C’est un homme, une femme dont les objectifs, les priorités, les préoccupations majeures ne touchent pas aux choses de cette vie et de ce monde, mais aux valeurs, aux perspectives et aux intérêts du royaume de Dieu. L’homme pieux, Siméon, attendait la consolation d’Israël. Toute son attention intérieure était portée sur la venue imminente du Messie, dont il avait été divinement averti en songe. C’est pourquoi, parmi tous ceux qui étaient en Israël, il fut le seul avec la vieille Anne de 84 ans, à Le reconnaître lorsqu’il parut.
Parce qu’Anne et Siméon étaient pieux, ils avaient, comme Noé aussi, connaissance et conscience des temps dans lesquels ils vivaient, de choses qui échappaient aux autres et que les autres ne voyaient pas. Le Saint-Esprit le leur révélait parce que tout leur être était porté vers les choses d’en-haut.
Analysons nos prières et le sujet de nos attentes devant Dieu ! Par quoi sont-ils marqués ? Ne le sont-ils pas trop souvent par notre confort, notre bien-être ! Nous prions Dieu, certes ! Mais nous prions que tout aille bien pour nous, qu’aucun malheur, qu’aucune difficulté ne nous atteigne. Nous prions pour que notre vie ici-bas se passe le mieux possible. Nous prions, mais, soyons honnêtes, trop souvent, ce n’est pas l’esprit de la croix, mais celui du moi qui marque notre prière. La plupart du temps, nous demandons à Dieu de bénir notre style de vie… sans nous poser la question si ce style de vie est celui qu’Il veut pour nous !
Nous prions que la volonté de Dieu se fasse, mais il ne faudrait surtout pas que cette volonté de Dieunous bouscule, qu’elle nous oblige à bouger, à changer notre programme ou à revoir les plans que nous avons établi. Ou nous faisons comme Jonas : nous entendons l’appel de Dieu pour nous rendre à tel endroit pour accomplir une mission d’urgence pour Dieu ; mais, nous nous enfuyons à des kilomètres de là dans un lieu où nous sommes, certes, bien à l’aise, mais inutiles pour Dieu.
Jésus nous a laissé le modèle de prière qui est selon la piété : Mat 6,9 à 15. La prière selon la piété a des objectifs centrés sur Dieu, Ses intérêts, Ses Buts, Sa gloire, Son royaume. Ensuite viennent les préoccupations humaines et terrestres. Ma prière suit-elle cet ordre ?
L’homme pieux, celui qui veut, dans sa vie, faire l’expérience de toute la richesse que Dieu veut lui donner, ne peut être autre chose qu’un disciple du Christ : un homme qui, chaque jour, accepte de tirer un trait sur sa vie, la poursuite de son confort, de son bien-être ou de ses rêves terrestres personnels, et qui se met à suivre le Christ sur des chemins, certes difficiles et pas commodes, mais riche des trésors de Dieu !
Suis-je prêt à chaque jour porter la croix ? A vivre en crucifié pour le monde comme à mourir, à cause de Dieu, à ce que le monde, la vie présente pourrait m’offrir ? C’est à ce prix que nous serons des hommes, des femmes pieux.
2ème moyen d’exercice de la piété : les épreuves : Jacques 1,3 - 4
Bien que Jésus soit parfait et sans péché dès Sa naissance, l’auteur de l’épître aux hébreux nous a dit que c’est au travers de l’épreuve et de la souffrance qu’Il a atteint le plus haut degré de la perfection : Hébr 5,8. Aucun de nous n’aime et ne choisirait de lui-même le chemin de l’épreuve. Pourtant, rien ne produit autant d’effets bénéfiques pour la piété que l’épreuve.
Alors que nous cherchons à plaire à Dieu, nous ne réalisons pas deux choses :
- à quel point nous sommes centrés sur nous-mêmes : nous n’avons souvent pas le recul, la distance nécessaire pour le voir
- à quel point nos meilleurs efforts et nos meilleures intentions sont insuffisants pour atteindre ce but. Nous pensons être consacrés, mais nous ne nous connaissons pas comme Dieu nous connaît. Si l’engagement de notre volonté est nécessaire pour la consécration, sachons bien qu’il n’est pas suffisant et qu’il n’est de loin pas le plus déterminant. C’est l’œuvre que l’Esprit peut faire en nous qui nous conduit à devenir des personnes pieuses, centrées sur Dieu, et non nous-mêmes.
Aussi, pour nous aider à prendre conscience du chemin à parcourir pour être réellement l’homme pieux qu’Il veut que nous soyons, Dieu permet-Il l’épreuve. Il nous reprend, ou fait mine de nous reprendre, comme à Abraham ou à Job, ce qu’il nous avait donné auparavant. Il nous teste pour que nous nous connaissions et que nous puissions, dans les faits, répondre à la question centrale de notre vie que Dieu pose : M’aimes-tu vraiment ou M’aimes-tu pour ce que je te donne, les bénédictions dont tu es l’objet ?
S’Il n’agit pas envers nous comme avec Abraham et Job, Dieu agit-Il peut-être comme Il l’a fait avec Anne, la mère de Samuel : par une souffrance de laquelle il semble, pendant des années, ne pas vouloir nous délivrer : 1 Samuel 1,4 à 7… Jusqu’à ce que la souffrance ayant fait suffisamment son œuvre dans l’âme de Anne, elle en vienne à formuler une prière, non plus centrée sur elle et son besoin, mais sur Dieu et Sa gloire : 1 Sam 1,11. Anne, au travers de sa souffrance et de sa frustration, est devenue ce que Dieu voulait qu’elle soit : une femme pieuse, riche d’un Samuel qui allait devenir le meilleur juge qu’Israël ait connu !
Exerce-toi à la piété, recommande Paul à Timothée. En ce qui concerne l’exercice, il en est de la piété comme il en est pour le physique. Beaucoup d’exercices et beaucoup de disciplines, avec beaucoup de douleurs, sont nécessaire à notre âme pour y arriver. Parmi eux, on peut citer les frustrations de la vie, les problèmes relationnels, mais aussi, sous un angle plus positif , la discipline de la lecture et de la méditation de la Parole de Dieu, celle de la prière… Mais le résultat est à la mesure du travail fourni et de la souffrance consentie. Que Dieu nous donne d’accepter de nous soumettre à toutes les disciplines par lesquelles Il veut nous faire passer en vue de la piété.
5. Conclusion :
Alors que Siméon et Anne vivaient dans l’époque de la première venue de Jésus, il me paraît de plus en plus évident que nous approchons à grands pas de celle de Son retour.
A ce sujet, l’apôtre Pierre nous donne une exhortation : 2 Pierre 3,10 à 12. Puisque tout ce qui vous entoure, ce que vos yeux voient, tout ce à quoi les hommes sans Dieu sont attachés va disparaître, combien il est vital, fondamental que nous croyants, cherchions à vivre devant Dieu dans la sainteté (loin du péché) et dans la piété (dans une vie centrée sur Dieu). Car sainteté et piété seront l’air, l’atmosphère que nous respirerons toute l’éternité. Autant donc nous y préparer dès maintenant
Que Dieu donne à chacun de nous de grandir dans la piété, car, rappelons-nous le, la piété est utile à tous. Elle seule a la promesse de la vie présente et de celle à venir : 1 Tim 4,8.


05/01/2012
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