la vie sont histoire de Sainte Marie-Madeleine
Ancienne « VIE » de Sainte Marie-Madeleine Après la gloire de la résurrection du Seigneur, le triomphe de son ascension et la mission de l'Esprit-Saint qui remplit le cœur des disciples encore tremblants par la crainte des maux temporels, et leur donna la science de toutes les langues, ceux qui croyaient étaient tous avec les saintes femmes et avec Marie, mère de Jésus, comme le raconte Luc l'évangéliste. La parole de Dieu se répandait et le nombre des fidèles croissait tous les jours, en sorte que, par la prédication des apôtres, plusieurs milliers de personnes obéissaient à la parole de la foi et se dépouillaient de leurs biens; car personne parmi eux n'avaient rien en propre, mais tous leurs biens étaient en commun, ayant entre eux un même cœur et une même âme. Les prêtres des juifs, avec les pharisiens et les scribes, enflammés donc du feu de la jalousie, excitèrent la persécution dans l'Eglise, mirent à mort Etienne, le premier martyr, et chassèrent loin de la Judée presque tous les autres témoins de Jésus-Christ. |
.Enfin, le bienheureux évêque Maximin, voyant approcher le temps auquel l'Esprit-Saint lui avait fait connaître, par révélation, qu'il devait être enlevé de ce monde pour recevoir de la bonté du souverain juge la récompense de ses travaux, ordonna qu'on préparât le lieu de sa sépulture dans la basilique dont on a parlé, et qu'on plaçât son sarcophage auprès du corps de Marie-Madeleine. En effet, après sa sainte mort, il y fut inhumé avec honneur par les fidèles, et l'un et l'autre illustrent ce lieu par des miracles insignes, opérés par leur intercession en faveur de ceux qui les invoquent pour le bien de leur âme ou de leur corps. Ce lieu est devenu avec le temps si sacré, qu'aucun roi, prince ou autre, si distingué qu'il soit par la pompe du siècle, n'oserait entrer dans leur église pour y solliciter quelque grâce, sans avoir auparavant quitté ses armes, sans s'être dépouillé de tous les sentiments de férocité brutale, et sans y faire paraître toute sorte de marques d'une humble dévotion. Jamais aucune femme, de quelque condition, rang, ou dignité qu'elle fût, n'a eu la témérité d'entrer dans ce très saint temple. Ce monastère s'appelle l'abbaye de Saint-Maximin. Il est bâti dans le comté d'Aix, et est richement pourvu de biens et d'honneurs. Ce fut le sixième jour avant les ides de juin que saint Maximin mourut et fut heureusement couronné dans le ciel. Cité par Faillon dans ses Monuments inédits..
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