Notre-dame-de-lourde-créateur-francois-partie-01 et 2

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Qu’est-ce que la vie éternelle? Comment se la représenter?

Le mot «vie» traduit en fait deux mots très différents du NT: bios et zoä. Bios désigne la vie biologique, celle de l’homme comme celle de toute autre créature vivante. Cette vie s’écoule rapidement, comme un fleuve, comme un rêve, comme une fleur qui fane (Ps 90:5; 103:15). Job déclare: «L’homme n’est rien d’autre que l’enfant de la femme. Sa vie sera donc brève et remplie de tourments. Comme la fleur, il s’épanouit, et puis se fane; comme l’ombre qui passe, il est bientôt parti» (Jb 14:1-2). Ailleurs, la vie est comparée à une vapeur: «Vous êtes, en effet, comme un léger brouillard qui apparaît un instant et disparaît ensuite» (Jc 4:14).

Otto von Bismarck a dit un jour: «La vie est comme la dentition: on attend toujours la dent définitive, et on s’aperçoit soudain qu’on les a déjà toutes perdues.» Le poète F.Hebbel a écrit: «La vie est une amande amère enveloppée dans sept épaisseurs de papier doré.» L’essayiste Adolf Reitz a défini la vie comme «une fosse commune de tous les espoirs et de toutes les déceptions.» La Bible nous donne de la vie une toute autre perspective. Chez tous ceux qui découvrent la vie comme un merveilleux don de Dieu et qui la consacrent à suivre le Seigneur, elle prend une autre dimension et correspond au «zoä» grec. C’est la vie de Dieu, la vie abondante, la vie la plus réelle qui soit, la vie éternelle. Jésus-Christ est venu dans ce monde pour nous donner la vie éternelle. Celle-ci est donc directement liée à sa personne: c’est en lui que nous la découvrons et la recevons. Jésus affirme dans l’Evangile selon Jean: «Je suis la vie (éternelle)» (grec zoä, 14:6). L’apôtre Jean identifie lui aussi la vie éternelle à Jésus lorsqu’il écrit: «Quand cette vie (grec zoä) est apparue, nous l’avons vue; c’est pourquoi nous vous en parlons et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui nous a été révélée» (1 Jn1:2). Celui qui croit au Seigneur Jésus et le reçoit comme Seigneur possède du même coup la vie éternelle (1 Jn5:12). Puisque Dieu nous a promis la vie éternelle (1 Jn2:25), notre vie présente repose sur un fondement éternel. Ceci explique pourquoi, à cause de leur foi en Jésus, les disciples ont enduré la persécution, la prison, la torture et même la mort sans renier leur Seigneur. La vie éternelle ne sera pleinement manifestée qu’après la résurrection: «Beaucoup de gens qui dorment au fond de la tombe se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte, pour l’horreur éternelle» (Dn 12:2). Dans cette vie présente, nous n’avons pas seulement la promesse de la vie éternelle, nous sommes déjà participants de la plénitude, de la nature et de la gloire de Dieu et de Jésus-Christ. Quand la foi fera place à la vue, alors nous contemplerons face à face le Seigneur Jésus et son Père.

QG. 3: Quand la vie éternelle commence-t-elle?

La Bible dit clairement qu’il n’y a que deux façons de passer l’éternité: dans la vie éternelle ou dans la perdition éternelle. C’est pourquoi la plus grande perte pour l’homme consiste à vivre sans Jésus-Christ et à mourir sans lui. Jn

3:15 déclare formellement: «... afin que tout homme qui croit en lui ait la vie éternelle.» La vie éternelle ne nous est donc pas accordée après la mort, mais au moment même où nous nous convertissons: «Celui qui croit au Fils a la vie éternelle» (Jn 3:36). Cette foi porte le sceau de la résurrection de Jésus d’entre les morts et repose donc sur un fondement assuré et inébranlable. Dieu tient beaucoup à ce que nous ayons une telle assurance en nous: «Je vous ai écrit cela afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu» (1 Jn 5:13).

QG. 4: Comment peut-on imaginer le ciel?

Le pouvoir imaginatif de tous les hommes réunis ne suffirait pas pour décrire la gloire du ciel. Paul a eu le privilège unique de pouvoir contempler le troisième ciel (2 Co12:2).

Dans un autre contexte, l’apôtre parle de la sagesse cachée de Dieu, mais révélée par l’Esprit déjà sur terre à ceux qui l’aiment: «Ce que nul homme n’a jamais vu ni entendu, et ce à quoi nul homme n’a jamais pensé, Dieu l’a préparé pour ceux qui l’aiment» (1 Co2:9). Combien plus ces paroles peuvent-elles s’appliquer à la gloire de Dieu encore invisible pour nous et au ciel. L’Ecriture ne brosse pas un tableau complet du ciel, mais elle en esquisse de multiples aspects que nous allons considérer ci-après. La foi en saisit l’avant-goût, la contemplation dépassera tout ce que l’on peut concevoir.

  1. Le ciel: un royaume. Tous les royaumes de la terre sont éphémères et leur puissance est limitée. L’empire napoléonien n’a duré que quelques années; le troisième Reich allemand, qui devait subsister pendant mille ans, n’a vécu que 12 ans et s’est effondré dans un bain de sang et de feu. Le ciel, lui, est un royaume éternel (2 P1:11) qui n’aura pas de fin. C’est un «royaume inébranlable» (Hé 12:28), la patrie céleste après laquelle soupiraient les patriarches (Hé 11:16), un royaume dans lequel la seigneurie absolue de Dieu et de son gouvernement parfait sera universellement reconnue. Ceux qui appartiennent au Christ régneront éternellement avec lui (Ap 22:5; Lc 19:17+19).
  2. Le ciel: la maison du Père. Contrairement à toutes les demeures et à tous les appartements d’ici-bas que le temps se charge de réduire en ruines, le ciel subsiste éternellement. «Car nous n’avons pas ici-bas de cité qui dure toujours; nous cherchons la cité qui est à venir» (Hé 13:14), celle que Dieu lui-même a préparée (Hé 11:16b),celle que le Seigneur Jésus façonne: «Il y a beaucoup d’endroits où demeurer dans la maison de mon Père et je vais vous préparer une place» (Jn 14:2). Tous ceux qui appartiennent à Christ y ont droit de cité; ils sont «de la famille de Dieu» (Ep 2:19). Le «Notre Père» commence ainsi: «Notre Père

qui es aux cieux ...» (Mt 6:9); dans la prière dite sacerdotale, Jésus s’adresse ainsi à son Père: «Père ... je désire qu’ils soient avec moi là où je serai afin qu’ils voient ma gloire» (Jn 17:24). Le ciel est notre demeure parce que c’est là que Dieu habite (Gn 24:7; Ps 115:3; Mt 6:9). C’est également le lieu où le Seigneur Jésus se trouve; il en est descendu pour venir sur terre (Jn 3:13; 6:38) et il y est retourné lors de son ascension (Lc 24:51; Ac1:11). Il en reviendra avec puissance et une grande gloire pour prendre les siens.

  1. Le ciel: notre patrie. Au cours de la dernière guerre, des millions de personnes ont dû quitter leur patrie démantelée ou simplement annexée. Chaque conflit armé a ainsi contraint des familles entières à fuir et à devenir des apatrides. C’est une souffrance qu’il ne faut pas sous-estimer, car nous sommes tous attachés à notre pays. «Malheur à celui qui n’a pas de patrie!» s’est écrié Nietzsche en se plaignant de la perte de sa maison. Nous n’avons ici-bas qu’une patrie temporelle; c’est pourquoi Paul écrit aux Philippiens: «Quant à nous, nous sommes citoyens des cieux, et nous attendons ardemment que vienne des cieux notre Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ» (3:20).
  2. Le ciel: demeure de la joie. Les mariages célébrés sur terre donnent toujours lieu à des réjouissances particulières. La Bible décrit souvent le ciel comme l’endroit des noces et de la joie éternelle: «Réjouissons-nous et soyons heureux, rendons-lui gloire! Car le moment des noces de l’Agneau est arrivé et son épouse s’est préparée» (Ap 19:7). Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu qui a porté le péché du monde et l’a expié sur la croix, est désormais l’Epoux et l’Eglise sa fiancée. Celle-ci est composée des rachetés de tous peuples, de toutes tribus, de toutes langues et de toutes races: «Des hommes viendront de l’est et de l’ouest, du nord et du sud et prendront place à table dans le Royaume de Dieu» (Lc 13:29).
  3. Le ciel: un lieu sans péché. Notre monde gémit sous les conséquences du péché: peines, détresses, douleurs, lamentations, maladies, guerres et mort. Au ciel, «il ne se trouvera plus rien qui soit frappé par la malédiction de Dieu» (Ap 22:3). Dieu sera tout en tous et fera toutes choses nouvelles: «Il essuiera toute larme de leurs yeux. Il n’y aura plus de mort, il n’y aura plus ni deuil, ni lamentations, ni douleur. Les choses anciennes auront disparu» (Ap 21:4). Cette espérance permet à Paul de supporter patiemment les épreuves présentes: «J’estime que ce que nous souffrons dans le temps présent ne peut pas se comparer à la gloire que Dieu nous révélera» (Rm 8:18).
  4. Le ciel: lieu du couronnement. Tout ce que, dans ce monde, nous accomplissons au nom du Seigneur Jésus a des conséquences jusque dans l’éternité, car de telles oeuvres ont un caractère permanent. Voilà pourquoi Paul peut écrire à la fin de sa vie: «J’ai combattu le bon combat, je suis allé jusqu’au bout de la course, j’ai gardé la foi. Et maintenant, le prix de la victoire m’attend: c’est la couronne de justice que le Seigneur, le juste juge, me donnera au jour du Jugement. Et il ne la donnera pas seulement à moi, mais à tous ceux qui attendent avec amour le moment où il apparaîtra» (2 Tm 4:7-8). Le Seigneur glorifié fait allusion au même événement lorsqu’il déclare: «Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie» (Ap 2:10).
  5. Le ciel: notre objectif. Le but le plus élevé qui soit proposé aux hommes, c’est d’atteindre le ciel par la foi en Jésus-Christ. L’apôtre Pierre a ce but en vue lorsqu’il écrit: «Vous l’aimez, bien que vous ne l’ayez pas vu; vous croyez en lui, bien que vous ne le voyiez pas maintenant; c’est pourquoi vous vous réjouissez d’une joie glorieuse, si grande qu’elle ne peut pas s’exprimer par des paroles, car vous obtenez ce qui est le but de votre foi: le salut de vos âmes» (1 P 1:8-9).


19/07/2011
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